InternationalAngela Merkel décline l'invitation au G7 en juin aux États-Unis

Angela Merkel décline l’invitation au G7 en juin aux États-Unis

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En raison de l’épidémie de coronavirus, la chancelière allemande a refusé de se rendre au sommet du G7 qui doit se tenir à Washington en juin 2020, comme l’a proposé le président américain Donald Trump.

« À ce jour, compte tenu de la situation générale de la pandémie, elle ne peut accepter une participation en personne, un voyage à Washington », a déclaré un porte-parole du gouvernement allemand à Berlin, confirmant des informations du média américain en ligne Politico, a confirmé samedi à l’AFP un porte-parole du gouvernement allemand. « La chancelière fédérale remercie le président Trump pour son invitation au sommet du G7 », a-t-il ajouté.

Angela Merkel, 65 ans, est la première dirigeante du G7 (Japon, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie) à décliner formellement l’invitation alors que les États-Unis comptent plus de 100 000 morts du Covid-19. Les premières réactions avaient été prudentes. Le président français Emmanuel Macron ou celui du Conseil européen, Charles Michel, ont dit être disposés à participer « si les conditions sanitaires le permettent ». Tandis que le Premier ministre canadien Justin Trudeau a souligné l’importance d’étudier « les recommandations des experts ».

Changement de stratégie

La Maison Blanche avait dans un premier temps annoncé mi-mars qu’elle renonçait, en raison de l’épidémie, à réunir en personne les chefs d’État et de gouvernement du G7 et préférait s’en tenir à un format par visioconférence. Mais la semaine dernière, Donald Trump a annoncé un sommet qui aurait lieu en juin « essentiellement à la Maison Blanche », même si certaines rencontres pourraient être organisées dans la résidence présidentielle de Camp David, dans l’État voisin du Maryland.

Vendredi, la Maison Blanche a affirmé que le président américain et le Premier ministre britannique Boris Johnson, lui-même rescapé du coronavirus, s’étaient parlé et avaient « convenu de l’importance de réunir un G7 avec la présence des dirigeants en personne dans un avenir proche ».

Alors que se profile la présidentielle du 3 novembre, Donald Trump espérait faire de ce sommet le symbole de la normalisation et de la relance de l’activité.

(Rfi.fr avec AFP)

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