L’Alliance pour la République a dénoncé, avec la dernière énergie la décision la décision du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) de mettre en demeure la Télévision futur médias dans l’affaire dite Badara Gadiaga contre Amadou Bâ. Dans un communiqué sanctionnant la réunion hebdomadaire, le secrétariat exécutif national dit condamner fermement le communiqué du CNRA mettant en demeure le Groupe Futurs Médias et menaçant de suspendre les programmes de la TFM: « Le CNRA, pourtant silencieux au moment où la presse est brutalisée et menacée, est devenu un outil d’instrumentalisation politique au service du régime, trahissant ainsi son rôle de régulation et de promotion de la liberté de la presse et de la pluralité des opinions dans une démocratie majeure ».
« Le Cnra est devenu un outil d’instrumentalisation politique au service du régime, trahissant ainsi son rôle »
Par ailleurs, le SEN s’indigne de la « volonté constante d’effacer toutes les voix libres et indépendantes du Sénégal, notamment dans le secteur des médias. De ce point de vue, les convocations du journaliste Madiambal Diagne et du chroniqueur Badara Gadiaga sont symptomatiques d’une panique du régime qui tente, pour masquer son incurie et son incompétence, de revenir sur les libertés constitutionnellement protégées ». Pour le cas de Badara Gadiaga, lit-on dans la note, « l’injustice est flagrante : la personne victime de provocation et d’agression verbale est placée en garde-à-vue pendant que son agresseur, membre de Pastef, est laissé libre après audition ».
« Le verdict de la Cour suprême, en même temps qu’il frappe M. Sonko d’une indignité manifeste, le disqualifie de continuer à occuper les fonctions de chef du gouvernement »
En outre, ajoute le Sen, « après avoir vigoureusement dénoncé les déclarations irresponsables de Monsieur Ousmane Sonko et de ses sbires tendant à discréditer l’institution judiciaire », le SEN réitère son soutien à la justice en général et à la magistrature en particulier, piliers de notre État de droit. À cet égard, le SEN exige la démission du Premier ministre, à la suite de sa condamnation définitive pour diffamation: « Le verdict de la Cour suprême, en même temps qu’il frappe M. Sonko d’une indignité manifeste, le disqualifie de continuer à occuper les fonctions de chef du gouvernement.
Actusen.sn
