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Assemblée nationale : la Cap rencontre le cabinet de El Malick Ndiaye pour solliciter le retrait de la plainte déposée contre Bachir Fofana

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Une délégation de la Coordination des associations de presse (Cap) a rencontré le cabinet du président de l’Assemblée nationale pour plaider la libération du journaliste Bachir Fofana. En effet, Ibrahima Lissa Faye et Cie ont profité de cette rencontre pour solliciter le retrait de la plainte déposée contre leur confrère. «La Cap salue la diligence avec laquelle cette audience a été accordée par le Président El Hadji Malick Ndiaye, bien qu’il ait été appelé à la présidence de la République à la dernière minute. La délégation a sollicité  le retrait de la plainte contre Bachir Fofana et sa relaxe immédiate. La Cap a également souligné auprès du directeur de cabinet son souhait de voir le Président de l’Assemblée nationale s’impliquer activement dans la pacification des relations entre la presse et le pouvoir. Aussitôt les diligences pour une réaction rapide de l’autorité ont été enclenchées», indique le communiqué.

«La Cap a souligné auprès du directeur de cabinet son souhait de voir le Président de l’Assemblée nationale s’impliquer activement dans la pacification des relations entre la presse et le pouvoir»

La Cap précise ajoute que l’arrestation du journaliste Bachir Fofana soulève de sérieuses interrogations quant au respect des libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression et de la presse, qui sont des piliers essentiels de toute démocratie. «La Cap condamne ces convocations et emprisonnements qui ont pour effet d’inciter de nombreux professionnels des médias à l’autocensure. Nous rappelons que le rôle fondamental de la presse est d’informer, de critiquer et de contribuer au débat public, même lorsque les informations diffusées peuvent être perçues comme dérangeantes. Le recours à la garde à vue pour des faits liés à la diffusion d’informations ou à un délit d’opinion, particulièrement pour des allégations de ‘’fausses nouvelles’’, constitue une mesure disproportionnée et alarmante», lit-on.

«L’arrestation du journaliste Bachir Fofana soulève de sérieuses interrogations quant au respect des libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression et de la presse, qui sont des piliers essentiels de toute démocratie. La Cap condamne ces convocations et emprisonnements qui ont pour effet d’inciter de nombreux professionnels des médias à l’autocensure»

La Cap a également exhorté les autorités à privilégier les mécanismes de régulation et de médiation déjà mis en place par la profession elle-même. «Cette approche permettrait de les évaluer et, le cas échéant, de corriger les manquements et les failles. Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie au Sénégal (Cored), à travers son Tribunal des pairs, représente une instance légitime et compétente pour traiter ce type de dossiers. Un rectificatif ou une mise en demeure aurait été une approche plus appropriée et conforme aux principes de la déontologie journalistique. Cela aurait permis d’éviter le recours à des procédures judiciaires, sources de tension et potentiellement dissuasives pour l’ensemble de la profession et des acteurs de la scène médiatique», martèle le communiqué.

«La Cap exhorte les autorités à privilégier les mécanismes de régulation et de médiation déjà mis en place par la profession elle-même. Cette approche permettrait de les évaluer et, le cas échéant, de corriger les manquements et les failles»

Les dirigeants des organisations faitières membres de la Cap disent avoir toujours privilégié la voie de la médiation et du dialogue. «C’est dans cet esprit que des dispositions ont été prises avec les personnalités concernées afin d’éviter l’incarcération de notre confrère et de prévenir de telles procédures à l’avenir. La CAP reste vigilante et suit de près l’évolution de la situation de Bachir Fofana et de toutes les affaires touchant à la liberté de la presse au Sénégal. Nous appelons à la libération immédiate de notre confrère et à un respect scrupuleux des droits des journalistes. Dans le même sillage, la Cap insiste auprès des professionnels de l’information sur l’obligation de respecter les rigueurs professionnelles du métier afin de ne pas s’exposer inutilement», conclut le document.

Mansour SYLLA (Actusen.sn)

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