A 45 ans, l’honorable Awa Seck s’est mariée en janvier dernier, seulement un mois après avoir été investie députée à l’Assemblée nationale. Pour ceux et celles qui ne la connaissent pas, la vice-coordonnatrice du mouvement des handicapés patriotes revient de loin. Selon ‘’SourceA’’ qui retrace son parcours dans sa livraison de ce lundi, d’une mère sage-femme, la députée Awa Seck devait poursuivre ses études secondaires à l’école Mariame Ba de Gorée quand son handicap lui est apparu en 1993.
La même année, ajoute le journal, elle perd son oncle, son maître de CM2, sa camarade de classe et son traitement revient infructueux. «Je suis devenue handicapée, tout naturellement. Ce n’est ni un choc, ni une maladie, ni rien. Peut-être par la simple volonté divine. Je suis restée 5 ans à Dakar pour suivre un traitement qui n’a rien donné. Je suis retournée à Touba», confie-t-elle à SourceA.
En 1999-2000, rappellent nos confrères, elle décide de s’inscrire au Centre d’enseignement technique féminin de Mbacké où elle sortira major de sa promotion en 2002. Elle devient plus tard commerçante et fervente vendeuse de Café Touba. «Je pouvais à peine prendre en charge mon transport entre Touba et Mbacké, avec ce que j’avais comme salaire. J’ai finalement arrêté», déclare-t-elle dans les colonnes du journal.
«On m’a demandé à l’Assemblée nationale quel genre de véhicule voudrais-je pour qu’on me le commande. Un véhicule qui soit conforme à ma situation et adapté à mes besoins de déplacement», conclut la parlementaire.
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