Le débat autour de la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU continue de susciter réactions et prises de position. Après l’échec de la procédure dite de « silence » au sein de l’Union africaine, Abdou Mbow est monté au créneau pour défendre la pertinence et la vitalité de cette ambition diplomatique.
Le député et membre de l’Alliance pour la République renseigne que 34 pays africains se sont montrés favorables à l’adoption de la résolution de soutien, contre 20 qui ont exprimé des objections
Dans une analyse résolument optimiste, le député et membre de l’Alliance pour la République souligne que 34 pays africains se sont montrés favorables à l’adoption de la résolution de soutien, contre 20 qui ont exprimé des objections. Un rapport de forces qu’il juge « encourageant », surtout dans un contexte où la procédure de non-objection n’accordait que 24 heures aux États pour se prononcer.
Aussi, ajoute-t-il, deux pays, le Liberia et l’Égypte, ont fini par retirer leurs réserves, signe selon lui d’un climat évolutif et potentiellement favorable à l’ancien président
Pour Abdou Mbow, cette opposition ne saurait être interprétée comme un rejet de fond de la candidature, mais plutôt comme une contestation de la méthode. D’ailleurs, relève-t-il, deux pays — le Liberia et l’Égypte — ont fini par retirer leurs réserves, signe selon lui d’un climat évolutif et potentiellement favorable.
Autre point soulevé, la position du Sénégal. Contrairement à certaines interprétations, Dakar ne s’est pas opposé à la démarche, mais aurait indiqué ne pas se sentir concerné. Une posture que le parlementaire conteste fermement, affirmant que Macky Sall avait bel et bien saisi le président Bassirou Diomaye Faye en amont.
Toutefois, pour M. Mbow, la candidature de Macky Sall demeure « crédible et actuelle », avec des marges de progression encore réelles sur la scène internationale
Au-delà des équilibres africains, Abdou Mbow rappelle que l’élection du Secrétaire général des Nations unies dépend largement des grandes puissances, notamment des membres permanents du Conseil de sécurité. Un élément qui, selon lui, relativise l’impact des dissensions internes au continent. Le responsable politique appelle à une lecture stratégique de la situation. Car pour lui, loin d’être affaiblie, la candidature de Macky Sall demeure « crédible et actuelle », avec des marges de progression encore réelles sur la scène internationale.
Actusen.sn
