Après l’affectation de Mamadou Lamarana Diallo au commissariat spécial de l’aéroport international Blaise Diagne en tant commissaire en chef, une polémique s’ensuit. Elle est entretenue par la Jeunesse Patriotique du Sénégal (IPS) de Louga Commune, qui a décidé de rejeter cette promotion faite à l’ex commissaire de Saint-Louis. Car, selon la JPS de Louga, “avant son affectation à Rufisque, Mamadou Lamarana Diallo s’était tristement illustré par l’arrestation arbitraire de nos frères patriotes : Ndiack Sarr, coordonnateur de PASTEF Louga commune, Abass Boubou Ndiaye, chargé de la massification de PASTEF Louga et Djiby Ndour, membre du bureau communal de la JPS Louga.”
C’est ainsi que la Jeunesse Patriotique de Louga a tenu particulièrement à rappeler le cas de Djiby Ndour, arrêté le 02 juin 2023. “Après sa libération, une enquête avait été ouverte par le bureau exécutif national de PASTEF à travers Ibrahima Diallo, chargé de communication au cabinet du Premier ministre Ousmane Sonko. Notre frère patriote avait alors révélé avoir subi des tortures ordonnées par le commissaire M. Lamarana Diallo, qui voulait lui arracher de faux aveux selon lesquels il recevait des financements et des directives de Ousmane Sonko.”
Pire, ajoute la JPS, “durant cette arrestation, Djiby Ndour a été torturé à trois reprises au cours d’une seule nuit.” Les jeunes du parti pastef poursuivent : “Un de ses doigts (de Djiby Ndour) doigts fut brisé et il fut privé de tout soin. Ce n’est que deux jours plus tard, à la suite d’une crise d’hypotension, qu’il est admis au district sanitaire situé en face de la mairie de Louga. Plus grave encore, le lendemain, sous les yeux du commissaire Lamarana Diallo, un policier a lancé une grenade lacrymogène dans sa cellule. Ces traitements inhumains ont laissé des séquelles durables. Ils ont aussi brisé son avenir académique, puisqu’il devait voyager en Allemagne pour ses études quatre jours seulement après son arrestation.”
De plus, insiste la JPS, “le même commissaire avait saccagé le siège de PASTEF Louga, juste après la dissolution du parti.” “Nous rappelons que, même si justice n’est pas encore rendue, nommer de telles personnes à la tête de nos institutions revient à insulter la mémoire de nos martyrs et de nos victimes. Dès lors que le parti était informé de ses manœuvres ignobles, le gouvernement actuel devait prendre toutes les dispositions nécessaires, à défaut de rendre justice, pour éviter de les promouvoir à des postes stratégiques. Ces responsabilités devraient revenir à des personnes compétentes, patriotes et respectueuses des droits humains”, soutiennent les camarades de Ngagne Demba TOURÉ.
Amadou DIA (Actusen.sn)
