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Compagnonnage entre Ousmane Sonko, Karim Wade et Khalifa Sall : les prémices de la fin 

En Conseil des ministres, ce mercredi, le président de la République, Macky Sall, abordant la consolidation du dialogue national et l’ouverture politique, a demandé au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice d’examiner, dans les meilleurs délais, les possibilités et le schéma adéquat d’amnistie pour des personnes ayant perdu leurs droits de vote. Une mesure qui va  sûrement permettre à Khalifa Sall et à Karim Wade de recouvrer leurs droits civiques et politiques. Un combat qui a été toujours porté par les leaders de la coalition Yewwi Askan Wi dont le leader de Pastef, Ousmane Sonko. Ce dernier qui est devenu maire de Ziguinchor est sous contrôle judiciaire dans l’affaire qui l’oppose à la masseuse Adji Sarr.

Et il a déjà annoncé sa candidature à la présidentielle de 2024. Il n’y a aucun doute que si l’ancien maire de Dakar et le fils de l’ancien président de la République sont amnistiés, ils vont également participer à ce scrutin. Et au cas où le dossier est remis sur la table, est ce que ces deux ‘’K’’ vont renvoyer l’ascenseur à l’ancien inspecteur des Impôts et des domaines, radié, sachant que sa condamnation va leur permettre d’avoir plus de chance d’être présidents de la république, si l’actuel locataire du palais et son parti, l’Alliance pour la république (Apr), ne parviennent pas à convaincre l’électorat.

L’histoire politique du Sénégal nous a montré que les candidats à une présidentielle se voient comme des concurrents. Ainsi, même s’il leur arrive de s’allier, les ambitions des uns et des autres prennent toujours le dessus. C’est ainsi que Karim Wade a dû faire face seul aux poursuites de la Crei. D’autres en ont même profité pour se faire de la place dans l’échiquier comme Khalifa Sall qui a profité de ce vide laissé par le Pds pour être un concurrent sérieux. Idem pour Sonko qui a bénéficié de l’affaire de la caisse d’avance pour devenir l’opposant numéro. Aujourd’hui, sachant que l’amnistie du fils de Wade et du leader de Taxawu est agitée la donne a changé. Seulement, celui qui risque de leur faire de l’ombre c’est bien le chef de file des Patriotes. Ainsi, la condamnation de ce dernier ferait aussi leur affaire. Même si les rapports entre ces trois sont au beau fixe, chacun a aujourd’hui des intérêts différents de l’autre.

Karim Wade et Khalifa Sall ne manqueront pas sûrement de manifester leur soutien à Ousmane Sonko au cas où il est convoqué par la justice. Mais jusqu’où si l’on sait que cela peut leur créer des déboires avec dame justice. Comme ce fut le cas avec Ahmed Aïdara qui a failli ne pas participer aux législatives à cause de sa participation à une manifestation interdite. L’autre point est que Sonko n’a pas toujours été tendre avec le Ps et le Pds qu’il a toujours accusé d’être ceux qui ont pillé le pays. Alors que les futurs amnistiés sont des purs produits de ces partis. Et même le leader de Pastef s’est toujours présenté comme une alternative à leur manière de gérer.

Mansour SYLLA (Actusen.sn)

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