Face à la multiplication des attaques, moqueries et insultes visant certaines femmes occupant des fonctions publiques, particulièrement la ministre Djirèye Clotilde Coly, chargée de la Jeunesse et des Sports, le ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités est sorti de sa réserve. Dans un communiqué, Marie Angélique Selbé Diouf condamne fermement les violences numériques et appelle à des sanctions contre les auteurs de ces actes.
Le ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités a exprimé sa « vive préoccupation » face à la recrudescence des attaques, moqueries, insultes et commentaires dégradants visant des femmes exerçant des responsabilités publiques, notamment son collègue des Sports et lorsque ces agressions portent sur leur apparence physique ou leur condition de femme.
Dans un communiqué rendu public, le département ministériel dénonce des agissements largement diffusés sur les réseaux sociaux et autres plateformes numériques. Selon le ministère, ces comportements constituent « une atteinte grave à la dignité humaine, aux droits fondamentaux des personnes ainsi qu’aux valeurs de respect, de tolérance et de vivre-ensemble qui fondent notre société ».
Face à la recrudescence des attaques, moqueries, insultes et commentaires dégradants visant des femmes exerçant des responsabilités publiques, le ministre de la femme est sorti de sa réserve pour dénoncer « une atteinte grave à la dignité humaine, aux droits fondamentaux des personnes ainsi qu’aux valeurs de respect, de tolérance et de vivre-ensemble qui fondent notre société »
Le ministère condamne « avec la plus grande fermeté » toutes les formes de violences basées sur le genre, y compris les violences numériques, le cyberharcèlement, les discours sexistes et les campagnes de dénigrement en ligne. Il souligne que ces pratiques affectent non seulement les victimes, mais également leurs familles, leur environnement professionnel et la qualité du débat public.
Soulignant que ces pratiques affectent non seulement les victimes, mais également leurs familles, leur environnement professionnel et la qualité du débat public, Mme Marie Angélique Selbé Diouf rappelle que « la liberté d’expression ne saurait justifier les injures, les humiliations, les discriminations ou les atteintes à la dignité des personnes »
Rappelant que le Sénégal est un État de droit, le communiqué insiste sur le fait que « la liberté d’expression ne saurait justifier les injures, les humiliations, les discriminations ou les atteintes à la dignité des personnes ». Le ministère estime que le débat démocratique doit s’exercer dans le respect des opinions, de la diversité et de l’intégrité de chacun.
Ainsi, le Ministère invite les autorités compétentes à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’identifier les auteurs de ces actes et de veiller à l’application rigoureuse des textes en vigueur pour prévenir et sanctionner ces comportements
Le texte souligne également que les attaques fondées sur le sexe, l’apparence physique ou tout autre critère discriminatoire sont contraires aux principes républicains ainsi qu’aux engagements du Sénégal en matière de droits humains. Ainsi, Marie Angélique Selbé Diouf invite les autorités compétentes à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’identifier les auteurs de ces actes et de veiller à l’application rigoureuse des textes en vigueur pour prévenir et sanctionner ces comportements.
« Ensemble, refusons le sexisme, le cyberharcèlement et les discours de haine. Œuvrons pour un espace numérique sûr, respectueux, inclusif et protecteur, où chaque citoyenne et chaque citoyen peut s’exprimer et participer à la vie publique dans la dignité et le respect », plaide-t-elle
Réaffirmant son engagement en faveur de la protection des femmes et des filles contre toutes les formes de violences, y compris celles commises dans l’espace numérique, le département appelle les citoyens, les médias, les influenceurs et les acteurs du numérique à faire preuve de responsabilité, d’éthique et de civisme dans l’utilisation des outils de communication en ligne. « Ensemble, refusons le sexisme, le cyberharcèlement et les discours de haine. Œuvrons pour un espace numérique sûr, respectueux, inclusif et protecteur, où chaque citoyenne et chaque citoyen peut s’exprimer et participer à la vie publique dans la dignité et le respect », conclut le communiqué.
Actusen.sn
