La machine judiciaire sur les violences politiques survenues entre 2021 et 2024 est mise en branle. Ce, pour éclairer tous les pans d’ombre qui entourent la mort de près de 80 morts, ainsi que les nombreux blessés. Et preuve que les choses sérieuses ont commencé : la Section de recherches de la Gendarmerie de Colobane a auditionné, hier, plusieurs victimes, dont Pape Abdoulaye Touré, fondateur du Mouvement Initiative zéro impunité (Izi).
Ce dernier a été entendu sur les actes de tortures qu’il dit avoir subis lors des manifestations de juin 2023. Pour ceux qui ne le savent pas, Pape Abdoulaye Touré s’était constitué partie civile dans la procédure. D’ailleurs, il avait, en septembre 2024, déjà déposé une plainte visant plusieurs personnalités, dont l’ancien ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome ; l’exministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour ainsi que l’ancien hautcommandant de la Gendarmerie nationale, le général Moussa Fall.
Pendant longtemps, Pape Abdoulaye Touré a décrié, avec la dernière énergie, des faits portant sur les infractions présumées de «séquestration, d’enlèvement illégal, d’actes de torture et complicité de torture, de traitements inhumains, cruels et dégradants, de coups et blessures volontaires.»
Actusen.sn
