Sur le plan interne, le rapport rendu public, hier, indique que l’économie sénégalaise poursuit sa progression, stimulée par les performances du secteur des hydrocarbures. Le PIB réel affiche une croissance de 12,1 % au premier trimestre et 11,8 % au deuxième trimestre. L’inflation reste contenue à 1,1 % en moyenne sur les neuf premiers mois de l’année.
Recettes budgétaires : un taux de réalisation de 69,7 %
À fin septembre, les recettes du budget général atteignent 3 254 milliards FCFA, soit 69,7 % des prévisions annuelles. Les recettes fiscales, principale composante, s’élèvent à 2 987,9 milliards F Cfa, affichant une progression notable de 7,6 % en glissement annuel (+211,1 milliards), grâce à la bonne tenue des impôts directs (1 172 milliards, soit 81,9 % des prévisions) ; des impôts indirects (1 661,2 milliards, soit 67,2 % de l’objectif) et de la TVA à l’importation et des taxes spécifiques sur le pétrole.
Les recettes non fiscales, à 214,2 milliards F Cfa, représentent 75,8 % des objectifs et se distinguent particulièrement par la redevance radioélectrique de l’ARTP (44,5 milliards, soit 206 % de l’objectif) ; les dividendes et produits financiers (105,7 milliards) ; les recettes issues de l’exploitation pétrolière (54,5 milliards). Les dons, en revanche, restent faibles avec 52 milliards, soit 18,1 % des prévisions annuelles.
Des dépenses globalement maîtrisées
Les dépenses totales du budget général s’élèvent à 4 313 milliards FCFA, soit 67,8 % des crédits ouverts par la Loi de finances rectificative (LFR). Il s’agit des dépenses ordinaires : 3 220,8 milliards FCFA. Elles représentent l’essentiel des dépenses et sont portées par la masse salariale : 1 082,8 milliards FCFA, en hausse modérée de 3,7 % ; les transferts courants : 1 169,4 milliards FCFA, marqués par la forte augmentation des subventions à l’énergie (411,6 milliards, +51,4 %) ; les charges financières de la dette : 705,7 milliards, dont 77,8 % pour la dette extérieure.
Investissements publics : 1 092,2 milliards, tirés par les financements extérieurs
Les dépenses en capital représentent 56,4 % de la prévision annuelle et se composent d’investissements sur ressources internes : 418,9 milliards ; d’investissements sur ressources externes : 673,3 milliards. Les investissements directement exécutés par l’État restent faibles à 40,8 milliards, mais une accélération est attendue sur le dernier trimestre.
Les transferts en capital, eux, affichent un taux d’exécution satisfaisant (378,1 milliards, soit 86,4 %), surtout orientés vers l’agriculture (112,8 milliards) ; les infrastructures routières (28,7 milliards) ; les projets de développement communautaire et d’électrification rurale ; le financement des collectivités territoriales via le FECT (41,5 milliards) ainsi que les programmes de lutte contre les inondations (5,6 milliards).
Déficit budgétaire : 4,88 % du PIB, en dessous de la cible annuelle
Le déficit budgétaire au 30 septembre 2025 ressort à 1 059 milliards FCFA, soit 4,88 % du PIB, alors que la cible annuelle est fixée à 7,82 %. Cette performance s’explique par une meilleure mobilisation des ressources et une maîtrise relative des dépenses, malgré les pressions liées à la subvention de l’énergie et à la dette.
Fonds national de retraite : un excédent de 25,7 milliards F Cfa
Le Fonds national de Retraite (FNR) maintient son équilibre financier avec 137,9 milliards de recettes ; 112,2 milliards de dépenses et un excédent de 25,7 milliards, en hausse de 2,1 milliards par rapport à 2024.
Organismes publics : un taux d’exécution de 47,7 %
Suivis au nombre de 168, ces organismes ont exécuté 1 053 milliards FCFA, soit 47,7 % des crédits, dont 762,9 milliards pour le fonctionnement ; 290,1 milliards pour l’investissement.
Perspectives : accélération des investissements au quatrième trimestre
