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En meeting à Dahra Djolof : Sonko livre un discours offensif et appelle ses militants au calme

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« Comme je l’ai dit à Louga, faites doucement dans vos mobilisations afin de donner au Président le courage de ne pas prendre le décret fixant la date des élections », dira d’emblée Ousmane Sonko devant ses militants, reunis à Dahra Djolof.

« Le parti de salon et des rassemblements dans les hôtels peut continuer à s’agiter. Mais le décret doit être pris »

Pour le leader de PASTEF, le décret fixant la date du scrutin constitue désormais une étape attendue. « Le parti de salon et des rassemblements dans les hôtels peut continuer à s’agiter. Mais le décret doit être pris », a-t-il poursuivi, mettant en grade contre tout report.

« En démocratie, il n’y a qu’une seule vérité : le peuple »

Au-delà de la question du calendrier électoral, Ousmane Sonko a surtout insisté sur la place du peuple dans le fonctionnement démocratique. Une manière, selon son discours, de répondre aux débats sur le rôle et la légitimité des institutions. « En démocratie, il n’y a qu’une seule vérité : le peuple. En démocratie, il n’y a qu’un seul souverain : le peuple. Ce ne sont pas les institutions qui détiennent la souveraineté », a martelé le président de PASTEF, pour répondre à son ex frère de parti, Bassirou Diomaye Faye, qui a beaucoup insisté sur ce terme lors du lancement de son parti politique.

« C’est celui qui n’a pas le peuple derrière lui qui s’agrippe aux institutions. Ils comptent sur les institutions pour tricher, écarter une candidature ou monter une affaire politique »

Dans la même veine, Ousmane Sonko lance : « C’est parce qu’ils n’ont pas le peuple derrière eux qu’ils parlent constamment des institutions. Ils comptent sur les institutions pour tricher, écarter une candidature ou monter une affaire politique. C’est celui qui n’a pas le peuple derrière lui qui s’agrippe aux institutions. Et le peuple saura dire non, le moment venu. »

« Ce n’est pas ce que nous avions dit aux Sénégalais. Les Sénégalais se sont battus pour changer le système. Or, le système s’être réorganisé, y compris au niveau du Palais »

Ce n’est pas tout. Ousmane Sonko a également rappelé les sacrifices consentis par les militants et sympathisants de l’ex-Pastef dans la lutte politique. « Ce n’est pas ce que nous avions dit aux Sénégalais. Les Sénégalais ne se sont pas battus pour cela. Certains ont payé de leur vie, d’autres ont été emprisonnés. Ils se sont battus pour changer le système. Or, le système semble s’être réorganisé, y compris au niveau du Palais », a-t-il déclaré.

« Aux militants et sympathisants, je vous demande de rester vigilants. Ils veulent nous pousser à tomber dans leur piège pour, ensuite, dissoudre notre parti et confisquer notre récépissé. Ils cherchent à provoquer PASTEF afin de pouvoir nous présenter comme des gens violents »

Le président de PASTEF a, dans ce contexte, appelé ses troupes à la vigilance, tout en leur demandant d’éviter toute provocation susceptible d’être utilisée contre le parti. « Je vous demande donc de rester vigilants. Ils veulent nous provoquer et nous pousser à tomber dans leur piège pour, ensuite, dissoudre notre parti et confisquer notre récépissé. Ils cherchent à provoquer PASTEF afin de pouvoir nous présenter comme des gens violents », a-t-il averti.

« S’ils interdisent nos activités politiques, restons chez nous. Évitons les discours violents, notamment sur les réseaux sociaux. Soyons courtois et responsables »

Mais Ousmane Sonko a également prôné la retenue. « Soyons prudents. Même s’ils interdisent nos activités politiques, restons chez nous. Évitons les discours violents, notamment sur les réseaux sociaux. Soyons courtois et responsables », a-t-il recommandé. Et de poursuivre : « Qu’ils dissolvent l’Assemblée nationale s’ils le souhaitent. Mais, de notre côté, restons vigilants et prudents. »

« Qu’ils dissolvent l’Assemblée nationale s’ils le souhaitent. Mais, de notre côté, restons vigilants et prudents. »

Le président de PASTEF a par ailleurs insisté sur la nécessité de préserver l’unité du parti, dans un contexte marqué par plusieurs départs de responsables. Il a rejeté toute lecture communautaire de l’identité politique de sa formation. « PASTEF ne reconnaît ni le Diola, ni le Peul, ni le Sérère comme identité politique. PASTEF ne connaît qu’une seule identité : l’unité. Et c’est cela, le Sénégal », a-t-il déclaré. Selon lui, « les démons de la division sont toujours à l’œuvre » et cherchent « à instrumentaliser l’ethnie pour nous diviser et opposer les Sénégalais les uns aux autres ».

« Rien n’impressionne Pastef : ni les postes de responsabilité, ni les privilèges, ni les avantages », a-t-

Ousmane Sonko a également rappelé les principes qui, selon lui, ont présidé à la création de PASTEF : « la dignité, l’engagement et le respect de l’intérêt général ». À ses yeux, ces principes doivent primer sur les postes et les avantages. Il a ainsi rendu hommage aux responsables du parti qui, après avoir occupé des fonctions gouvernementales ou administratives, sont restés fidèles à leurs convictions. « Rien n’impressionne le parti : ni les postes de responsabilité, ni les privilèges, ni les avantages », a-t-il soutenu.

Sonko vend le profil de El Malick Ndiaye depuis son fief

Dans son discours à Dahra Djolof, Ousmane Sonko a également rendu hommage à El Malick Ndiaye, en sa qualité de fils du Djolof. « Je vous confie El Malick Ndiaye, qui est respecté partout au Sénégal et dans le monde. J’en suis témoin », dira-t-il. Le leader de PASTEF a présenté le Djolof comme une terre de « refus, de dignité et de résistance », avant d’appeler ses militants à préserver l’unité du parti. « Laissons nos adversaires occuper les salons, les plateaux de télévision et les unes des journaux, en croyant que cela leur permettra de gagner. Pour notre part, nous voulons obtenir au moins 60 % des voix, voire plus », a-t-il affirmé. Pour atteindre cet objectif, il a appelé à éviter « les divisions liées à la course aux postes », à « démystifier les fonctions et les responsabilités » et surtout à éviter « les listes parallèles ».

« Laissons nos adversaires occuper les salons, les plateaux de télévision et les unes des journaux, en croyant que cela leur permettra de gagner »

Ousmane Sonko s’est également exprimé sur les démissions enregistrées ces dernières semaines au sein de PASTEF. Il a invité ses militants à ne pas leur accorder une importance particulière. « Concernant les démissionnaires, je demeure convaincu qu’ils n’ont même pas réussi à convaincre les membres de leurs propres familles restés à la maison. D’autant plus qu’après chaque démission, nous enregistrons des centaines de nouvelles adhésions. Il faut donc ignorer ces démissions », a-t-il lancé. S’adressant implicitement à ceux qui réclament la tenue rapide des élections, il a ajouté : « S’ils sont réellement sûrs d’eux, qu’ils organisent les élections dès ce mois d’août. »

Actusen.sn 

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