Depuis sa cellule de prison où il serait mal en point, Farba Ngom peut compter sur certains acteurs de la société civile et pour cause. La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) de Mouhamadou Seck, la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH) d’Alassane Seck et Amnesty International Sénégal de Alioune Tine sont entrés en contact avec les avocats du mis en cause pour trouver issue favorable à cette affaire. “Nos organisations exhortent les autorités à prendre en compte les conclusions des expertises et contre-expertises médicales qu’elles ont elles-mêmes demandées dans réexamen de la nouvelle demande de liberté provisoire introduite par les avocats de Farba Ngom”, exhortent ces acteurs, dans un communiqué conjoint parvenu à votre canard.
En effet, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH) et Amnesty International Sénégal ont été saisies à cet effet par les avocats de Monsieur Mouhamadou NGOM dit Farba, placé sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025 dans le cadre des poursuites intentées par le Pool Judiciaire Financier (PJF).
À la suite d’un premier rapport médical contesté par le Parquet financier qui avait requis une contre-expertise, le Collège des juges d’instruction du PJF avait désigné trois experts médicaux. Ces spécialistes, reconnus par leurs pairs pour leur expertise, ont conclu que l’état de santé de Mouhamadou Ngom dit Farba est incompatible avec la détention. Pour toutes ces raisons, lesdites organisations ont décidé à leur tour d’introduire cette demande destinée aux juges en charge du dossier de Farba Ngom.
Actusen.sn
