Macabre découverte dans la commune de Fissel, dans le département de Mbour. Un âne et vingt-quatre vautours, ainsi qu’un corbeau, ont été retrouvés morts aux alentours du village de Khaoul Godaguéne. Fait troublant : les têtes des vautours avaient été coupées. Une enquête a été ouverte pour élucider cette affaire aux allures mystérieuses.
Les habitants du village de Khaoul Godaguéne, dans la commune de Fissel, ont fait une découverte pour le moins inquiétante. Un âne mort, entouré de vingt-quatre vautours et d’un corbeau également sans vie, a été retrouvé dans la zone, suscitant émoi et interrogations dans cette localité du département de Mbour.
Macabre découverte dans la commune de Fissel, dans le département de Mbour où un âne et vingt-quatre vautours, ainsi qu’un corbeau, ont été retrouvés morts aux alentours du village de Khaoul Godaguéne
Alertée le 8 mars 2026 aux environs de 13 heures, la Brigade de proximité de Fissel s’est immédiatement rendue sur les lieux en compagnie d’un agent technique du service vétérinaire pour procéder aux constatations d’usage. Selon les explications du propriétaire de l’âne, Saliou Thiaw, cultivateur domicilié à Khaoul Godaguéne, l’animal avait été attelé à une charrette le jeudi 5 mars pour se rendre au marché hebdomadaire de Mbafaye. Au retour, le jeune conducteur de la charrette, Khadim Thiaw, aurait constaté que l’âne était trop affaibli pour poursuivre le trajet. Il l’aurait alors laissé sur place avant de revenir tenter de le récupérer. Mais en cours de route, l’animal, épuisé, se serait affaissé au sol.
Fait troublant : toutes les têtes des vautours avaient été coupées et emportées par des individus non encore identifiés
Le lendemain matin, le jeune charretier aurait retrouvé l’âne toujours vivant mais incapable de se relever. Ce n’est que quelques heures plus tard, vers midi, qu’il l’aurait finalement découvert mort. La situation a pris une tournure plus étrange lorsque, ce dimanche 8 mars, les villageois ont constaté que la carcasse de l’âne avait attiré de nombreux vautours. Au total, vingt-quatre de ces rapaces et un corbeau ont été retrouvés morts sur place, leurs têtes coupées et emportées par des individus encore non identifiés.
Un détail intrigue particulièrement les enquêteurs car l’un des vautours portait deux colliers aux inscriptions « JKK » et « TY7350 », identifiés comme provenant du Muséum de Paris, probablement dans le cadre d’un programme scientifique de suivi de ces espèces
Ce n’est pas tout. Car un détail intrigue particulièrement les enquêteurs. L’un des vautours portait deux colliers aux inscriptions « JKK » et « TY7350 », identifiés comme provenant du Muséum de Paris, probablement dans le cadre d’un programme scientifique de suivi de ces espèces.
Même si l’autopsie de l’âne n’a pas pu être réalisée en raison de l’état avancé de décomposition de la carcasse, l’agent technique du service vétérinaire privilégie la thèse d’un empoisonnement de l’animal
D’après l’agent technique du service vétérinaire présent sur les lieux, l’autopsie de l’âne n’a pas pu être réalisée en raison de l’état avancé de décomposition de la carcasse. Toutefois, il privilégie la thèse d’un empoisonnement de l’animal, ce qui aurait entraîné la mort des oiseaux venus se nourrir de la carcasse.
Les services d’hygiène, d’environnement et des Eaux et Forêts de Ndiaganiao saisis
À noter également que les services d’hygiène, d’environnement et des Eaux et Forêts de Ndiaganiao ont été saisis. Après les constatations, les lieux ont été désinfectés et les restes de l’âne, des vautours et du corbeau ont été enterrés sur place avec l’aide des populations. Quant aux colliers retrouvés sur l’un des rapaces, ils ont été récupérés par les agents des Eaux et Forêts pour une éventuelle identification de l’espèce. Une enquête a été ouverte sous le procès-verbal n°0103 du 8 mars 2026 afin de faire la lumière sur cette affaire, notamment sur la découpe et la disparition des têtes des vautours.
Actusen.sn
