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Fusillades près de Francfort: la piste de l’attentat xénophobe se précise

Une double fusillade visant des bars à chicha de la ville de Hanau, près de Francfort en Allemagne, a fait neuf morts et cinq blessés graves mercredi 19 février au soir. Le tueur présumé a été retrouvé mort à son domicile.

Le tireur présumé, Tobias R., était âgé de 43 ans et proche des milieux d’extrême droite. Il n’était pas connu de la police et possédait légalement plusieurs armes.

La police l’a retrouvé mort à son domicile aux côtés d’un autre corps qui pourrait être celui de sa mère. Son véhicule est aux mains de la police, qui y a retrouvé des munitions, un véritable arsenal.La chasse à l’homme a commencé peu avant 23 heures mercredi soir, appuyée notamment par un hélicoptère. Vers 3 heures du matin, l’assaut est donné sur le domicile du forcené, identifié d’après des témoignages. Quelques minutes plus tard, la police quitte les lieux avec le père de l’individu, menotté.

Tobias R. a laissé une lettre de 24 pages pour justifier son acte, ainsi qu’une vidéo, toutes deux assez confuses. Il y est question d’un message à l’attention des États-Unis dans lequel il évoque la présence de structures militaires sous-terraines où des enfants seraient victimes de violences. Il évoque également le diable et le fait de ne jamais avoir eu de relation avec une femme. Surtout il appelle à l’extermination de populations d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, affirmant que la science prouverait que certaines races seraient supérieures aux autres.

Le parquet antiterroriste a repris l’enquête, précisant qu’il existait « des indices d’un arrière-plan extrémiste de droite ».

Merkel dénonce le « poison » du racisme

L’Allemagne redoutait depuis des mois ce type de scénario terroriste, dans un contexte de dégradation du climat politique dans le pays. Plusieurs manifestations de soutien aux victimes sont prévues à travers le pays dans la soirée.

La chancelière Angela Merkel a réagi ce jeudi matin fustigeant le « poison » du racisme en Allemagne. « Le racisme est un poison, la haine est un poison. Et ce poison existe dans notre société, depuis les actes de la NSU jusqu’au meurtre de Walter Lübcke et aux assassinats de Halle », a-t-elle déclaré, évoquant respectivement la série de meurtres et d’attentats d’un trio néo-nazi dans les années 2000, le meurtre en juin dernier d’un élu pro-migrants, puis l’attaque visant une synagogue qui a fait deux morts en octobre.

Rfi.fr

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