Le projet de loi de finances 2026, présenté hier devant la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, révèle une progression notable des dotations budgétaires de la Présidence de la République, dont le budget passe de 78,6 milliards FCFA en 2025 à 204,5 milliards FCFA en 2026, soit une hausse de 125,9 milliards FCFA en valeur absolue et 160 % en valeur relative.
Selon les explications du ministre des Finances et du Budget, cette évolution s’explique principalement par le rattachement de plusieurs entités à la Présidence de la République, conformément au décret n°2025-1431 du 6 septembre 2025 portant répartition des services de l’État. Il s’agit notamment de la SOGIP, de la Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide (DER), de la SOGEPA, du FONSIS, de la Commission électorale nationale autonome (CENA), de l’Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) et de l’Agence sénégalaise d’Études spatiales (ASES).
À périmètre constant — c’est-à-dire sans ces nouveaux rattachements — le budget propre de la Présidence s’établit à 64,7 milliards FCFA, en baisse de 5,8 milliards FCFA par rapport à 2025, soit un recul de 8 %.
Hausse modérée pour la Primature, légère baisse pour l’Assemblée nationale
Le budget de la Primature connaît également une progression, passant de 25,0 milliards FCFA en 2025 à 30,9 milliards FCFA en 2026, soit une hausse de 5,9 milliards FCFA (+23,7 %). Cette évolution résulte du rattachement de la Haute Autorité du Waqf et de la Direction des Relations avec les Institutions, ainsi que de la création du Fonds de Préparation et de Suivi des Projets, Programmes et Réformes (F3PR).
En revanche, le budget de l’Assemblée nationale connaît une légère contraction, s’établissant à 22,3 milliards FCFA en 2026, contre 22,47 milliards FCFA en 2025, soit une baisse de 0,7 %.
Un budget porteur d’un engagement national
Le ministre des Finances a souligné devant les députés que l’adoption du budget 2026 dépasse les simples équilibres comptables. « En votant ce budget, vous ne validez pas simplement un équilibre financier, mais un engagement national : celui de restaurer la confiance, de libérer les énergies productives et de bâtir un avenir commun, juste et solidaire », a-t-il déclaré, pour convaincre.
Amadou DIA (Actusen.sn)
