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L’affaire du journaliste étranger impliqué dans un dossier d’acte contre nature : un deuxième étudiant tombe

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L’enquête menée par la Brigade de recherches de Faidherbe continue de livrer ses secrets. Après l’arrestation et l’incarcération du Franco-sénégalais Stéphane Gabriel Pereira et de l’étudiant Omar Sall, les enquêteurs ont mis la main sur un troisième suspect : El Hadji Samba Der, alias « Sandra ». Exploitation de téléphones portables, discussions WhatsApp, vidéos compromettantes et soupçons de réseau structuré, les éléments recueillis par les enquêteurs ont conduit au déferrement de l’étudiant de 25 ans hier jeudi devant le procureur du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar.

L’affaire prend une nouvelle tournure. La Brigade de recherches de Faidherbe a procédé, hier jeudi, au déferrement d’un troisième individu dans le cadre de l’enquête portant sur un réseau présumé d’actes contre nature et de diffusion de contenus à caractère homosexuel impliquant plusieurs personnes dont un journaliste travaillant pour une chaîne de télévision étrangère.

Après l’arrestation et l’incarcération du Franco-sénégalais Stéphane Gabriel Pereira et de l’étudiant Omar Sall, les enquêteurs ont mis la main sur un troisième suspect : El Hadji Samba Der, alias « Sandra », également étudiant

Le mis en cause, Elhadji Samba Der, 25 ans, étudiant de son état, est soupçonné d’entretenir des relations virtuelles avec certains membres du réseau déjà interpellés. Selon les éléments de l’enquête, il aurait utilisé le pseudonyme « Sandra » dans ses échanges sur les réseaux sociaux.

Les investigations techniques menées par le Centre national de lutte contre la cybercriminalité ont permis de mettre en lumière plusieurs conversations et partages de contenus sensibles entre ces individus et d’autres personnes évoluant dans des cercles présentés par les enquêteurs comme appartenant au milieu LGBTQ

Son interpellation fait suite à l’exploitation du téléphone portable de l’étudiant Omar Sall, arrêté quelques jours plus tôt avec le Franco-sénégalais Stéphane Gabriel Pereira. Les investigations techniques menées par le Centre national de lutte contre la cybercriminalité ont permis de mettre en lumière plusieurs conversations et partages de contenus sensibles entre ces individus et d’autres personnes évoluant dans des cercles présentés par les enquêteurs comme appartenant au milieu LGBTQ. D’après les premiers éléments consignés dans la procédure judiciaire, les enquêteurs ont découvert dans les téléphones saisis des discussions jugées explicites ainsi que des images et vidéos mettant en scène des actes qualifiés d’« actes contre nature » par les autorités judiciaires.

Certains interlocuteurs localisés à l’étranger, ce qui alimente les soupçons d’un réseau plus large que celui initialement identifié 

D’ailleurs, les conversations retrouvées sur l’application WhatsApp auraient notamment révélé des échanges entre Omar Sall et Elhadji Samba Der. Dans certains messages, les deux hommes évoqueraient un rendez-vous éventuel en vue d’une rencontre physique. Ces éléments ont poussé les enquêteurs à poursuivre leurs investigations afin d’identifier les différentes personnes impliquées dans ce qui est désormais présenté comme un réseau structuré.

L’évocation d’un mystérieux “Maxim”

Lors de l’exploitation de son téléphone portable, les enquêteurs affirment avoir découvert plusieurs images et vidéos à caractère homosexuel. Certaines montreraient des individus en train de se livrer à des pratiques considérées comme répréhensibles au regard de la législation sénégalaise. Les enquêteurs estiment que certaines vidéos auraient été réalisées par l’intéressé lui-même, même si ce dernier conteste formellement avoir participé à de tels actes.

Toujours selon nos informations, plusieurs conversations avec d’autres personnes appartenant au même milieu auraient également été retrouvées dans son téléphone. Certains interlocuteurs seraient localisés à l’étranger, ce qui alimente les soupçons d’un réseau plus large que celui initialement identifié. Les autorités ont par ailleurs décidé de placer sous scellé l’ensemble des images, vidéos et captures d’écran extraites du téléphone portable du suspect pour les besoins de la procédure judiciaire.

El Hadji Samba Der indique aux enquêteurs que « Maxim » lui aurait été présenté par Omar Sall et aurait exprimé le souhait de subir une opération pour devenir… transgenre

Dans le cadre de l’enquête, les autorités ont également sollicité un test de dépistage du VIH à l’encontre du mis en cause. Cette démarche intervient alors que les deux premiers suspects avaient été interpellés pour des faits présumés d’actes contre nature associés à une suspicion de transmission volontaire du virus. Selon les documents versés au dossier, le résultat du test effectué sur Elhadji Samba Der s’est finalement révélé négatif.

Au cours de son audition, l’étudiant a livré une version qui diffère sensiblement des conclusions provisoires des enquêteurs. Il reconnaît avoir fait la connaissance d’Omar Sall sur le réseau social TikTok avant que leurs échanges ne se poursuivent via WhatsApp. Cependant, il nie être homosexuel et affirme que ses conversations avec ce dernier avaient un tout autre objectif. Selon lui, il aurait entretenu ces discussions dans l’intention de soutirer de l’argent à son interlocuteur et de lui tendre un piège. Il explique notamment qu’il envisageait de fixer un rendez-vous afin de le faire interpeller par les autorités.

Concernant les vidéos retrouvées dans son téléphone, il soutient que certaines proviennent simplement de téléchargements effectués sur Internet, notamment via le moteur de recherche Google. Il affirme également que les séquences dans lesquelles il apparaîtrait ne permettent pas de l’identifier formellement, son visage n’étant pas visible. Le suspect assure en outre n’avoir jamais partagé ces vidéos avec d’autres personnes.

Le dossier transmis au parquet comprend l’ensemble des pièces de la procédure, notamment les procès-verbaux d’audition, les captures d’écran des conversations, les supports numériques saisis ainsi que les résultats des analyses médicales effectuées dont le test VIH 

Au cours de son audition, El Hadji Samba Der a également évoqué l’existence d’un troisième individu nommé « Maxim ». Selon lui, cet homme lui aurait été présenté par Omar Sall et aurait exprimé le souhait de subir une opération pour devenir transgenre.

Toujours d’après ses déclarations, ce dernier aurait même indiqué être prêt à financer l’intervention chirurgicale. Dans ce cadre, un groupe WhatsApp aurait été créé entre les trois hommes afin d’échanger sur le sujet. Le mis en cause affirme toutefois avoir quitté ce groupe par la suite. Il soutient enfin n’avoir jamais rencontré physiquement ni Omar Sall ni cette personne présentée comme Maxim.

Malgré ces explications, les enquêteurs estiment que plusieurs éléments réunis au cours de la procédure constituent des indices graves et concordants. Selon eux, les discussions retrouvées, les contenus stockés dans le téléphone et les liens entretenus avec les autres suspects démontrent l’existence de relations étroites entre les différents protagonistes de l’affaire. Ces éléments ont conduit les autorités à retenir contre El Hadji Samba Der des faits présumés d’actes contre nature, une infraction prévue et réprimée par l’article 319 du Code pénal sénégalais.

Si les deux premiers suspects, Stéphane Gabriel Pereira et Omar Sall, avaient déjà été placés sous mandat de dépôt à l’issue de leur déferrement, El Hadji Samba DER risque de subir le même sort

Au terme de sa garde à vue, le suspect a été présenté hier au procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Le dossier transmis au parquet comprend l’ensemble des pièces de la procédure, notamment les procès-verbaux d’audition, les captures d’écran des conversations, les supports numériques saisis ainsi que les résultats des analyses médicales effectuées. Les deux premiers suspects, Stéphane Gabriel Pereira et Omar Sall, avaient déjà été placés sous mandat de dépôt à l’issue de leur déferrement.

Avec l’arrestation de ce troisième protagoniste, l’enquête semble désormais s’orienter vers la mise au jour d’un réseau plus vaste impliquant plusieurs individus, certains résidant à l’étranger. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuelles autres personnes impliquées dans ces échanges et ces partages de contenus. Du côté des enquêteurs, l’exploitation des téléphones portables et des applications de messagerie pourrait encore livrer de nouveaux éléments susceptibles d’élargir le périmètre de l’affaire. En attendant, le parquet devra décider du sort judiciaire d’El hadji Samba Der dans les prochaines heures.

Amadou DIA (Actusen.sn)

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