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Le système n’est pas totalement vaincu : les mises en garde de Me Ciré Clédor Ly

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Entre l’ancien système et le nouveau, 19 mois après la dernière alternance,  les mêmes pratiques demeurent. C’est l’avis de Me Ciré Clédor Ly, qui s’est fendu d’une tribune, pour se désoler d’une justice de compromission, d’une administration colonialiste, au moment où les jeunes, artisans de cette révolution, sont laissés en rade par la nouvelle majorité. Nous vous la proposons in extenso. 

“Il n’a pas abdiqué. Avec ses sbires et seconds couteaux, ils n’abdiqueront jamais, forts des  sirènes encagoulées  prêtes à entonner la musique des “droits” de l’hommistes.

Le système les maintient en vie avec leurs besaces pleines et les rênes de l’administration qu’ils continuent de contrôler.

La 5ème colonne partira de l’hexagone, Paris, dès la semaine prochaine a-t-elle averti, pour un ralliement insurrectionnel lancé par un corbeau blanc, depuis Paris, à la suite de l’appel sans détour de “boukki” qui dandine allègrement dans les rues de Dakar.

La justice doit être à l’avant de toute révolution qui n’est pas vouée à l’échec. Elle doit être une lance de fer dans un fourreau d’acier.

Tout État qui ne se dote pas d’une justice forte, qui ne traque ni ne réprime la délinquance et l’apologie de crimes, est un État destiné à l’effondrement.

Certains actes et certaines paroles ne relèvent pas du droit à la libre expression ou opinion, mais de l’apologie de crimes ou de délits qui doivent être immédiatement réprimés.

“La justice contre révolutionnaire reste active et corrompue, les prédateurs de l’économie restent impunis et commencent à échapper à toute sanction pénale et pécuniaire, avec les mêmes juges et procureurs qui étaient impitoyables envers la population”

Une justice faible est une justice de compromission au détriment de la révolution qui doit s’attaquer à la contre révolution qui s’organise et s’enhardit, parce que tolérée et encouragée par des acteurs de justice qui étaient inféodés dans le système prédateur des finances publiques, sanguinaire et corrompu.

Le Sénégal a vécu trois interminables années de répression sanglante, d’emprisonnements arbitraires, de tortures, de barbarie et de meurtres.

La justice avait été le bras armé de cette machine odieuse au service d’intérêts privés, de néo-colonialistes cleptomanes et de l’impérialisme occidental.

La plupart des organisations dites de défense des droits de l’homme ou de la société civile, avec leurs chefs d’orchestres, étaient aphones pendant que toutes les libertés étaient bâillonnées et embastillées.

“Le maintien de l’ordre ancien avec des remplacements timides d’hommes non essentiels, est un danger permanent auquel il urge de remédier”

Le Peuple Sénégalais ayant pris son destin en main, était parvenu avec le soutien, la participation active et indéfectible des panafricains, à renverser les tortionnaires et c’est ainsi que La jeunesse Sénégalaise enfanta dans la douleur une révolution inédite et encore inconnue de la science politique.

L’histoire enseigne que toute révolution est en danger par l’absence de prise immédiate de mesures radicales devant éradiquer l’ancien pour le remplacer par le nouveau système qui ne peut éclore avec des survivances du passé.

Le maintien de l’ordre ancien avec des remplacements timides d’hommes non essentiels, est un danger permanent auquel il urge de remédier, faute de quoi l’expérience Sénégalaise sera un désastre au lieu de servir d’exemple catalyseur vers la construction d’Etats véritablement indépendants et Souverains.

“La même administration compradore qui travaille intelligemment et méthodiquement à l’échec du gouvernement de Ousmane Sonko, n’ayant encore subi aucune purge”

La justice contre révolutionnaire reste active et corrompue, les prédateurs de l’économie restent impunis et commencent à échapper à toute sanction pénale et pécuniaire, avec les mêmes juges et procureurs qui étaient impitoyables envers la population, et aujourd’hui trop mous en sanctions, la même administration compradore qui travaille intelligemment et méthodiquement à l’échec du gouvernement de Ousmane Sonko, n’ayant encore subi aucune purge.

L’exercice et la jouissance des droits civils et politiques, ne justifient pas les propagandes et rassemblements subversifs, encore moins l’appel à l’insurrection dans une société démocratique.

La justice qui doit être gardienne du nouvel ordre est restée sous le contrôle de l’ordre renversé et travaille à retourner les populations qui manquent de boussole contre leur propre camp.

“Le pouvoir est pris, mais il n’est pas pleinement exercé, parce que les artisans de la révolution, cette jeunesse, sont laissés en rade”

La contre révolution s’est organisée, prête à l’assaut, et la réaction de l’Etat ne devrait pas être défensive, mais préventive et offensive.

Le pouvoir est pris, mais il n’est pas pleinement exercé, parce que les artisans de la révolution, cette jeunesse, sont laissés en rade.

Toute révolution non assumée et qui s’accommode de réformes non systémiques, sans éradiquer  les fondamentaux du système déchu, est voué à un lamentable échec.

Le système n’est rien d’autre que  cette administration qui est le levier qui fonctionne suivant les normes et paramètres mis en place par le colonialiste pour être servi. Cette administration est une entrave objective pour un changement radical et elle est en train d’endiguer le processus révolutionnaire.

Le système doit être cassé, le pouvoir pleinement exercé et les commandes confiées à ceux qui avaient donné de leur liberté et de leur sang, alors qu’il est encore temps et que la contre révolution se prépare à l’offensive.

“Sonko et Diomaye sont interpellés. Le peuple Sénégalais qui leur a offert le pouvoir n’a pas baissé la garde et fera face à la contre révolution et à la 5ème colonne.”

Certes des changements en profondeur sont en cours, mais ils devraient être accompagnés par une communication encore déficiente, pour être comprise , et la cadence doit être davantage accélérée .

Le tandem Sonko-Diomaye a l’onction de tout un peuple, la légitimité et la légalité.

Ce tandem a le devoir et l’obligation de réussite, pour le pays, pour l’Afrique dont le destin se trouve dans une unité organique et fonctionnelle.

Sonko et Diomaye sont interpellés. Le peuple Sénégalais qui leur a offert le pouvoir n’a pas baissé la garde et fera face à la contre révolution et à la 5ème colonne.”

Actusen.sn 

 

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