La liste des dix députés chargés d’examiner la demande de levée de l’immunité parlementaire du député de l’opposition Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, visé par de nouvelles poursuites judiciaires, est connue. Ils devront se réunir prochainement pour mettre en place leur bureau.
L’Assemblée nationale a entériné la composition de la commission ad hoc chargée d’examiner la demande de levée de l’immunité parlementaire du député de l’opposition Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom.
8 membres de Pastef, un non-inscrit et membre de Takku Wallu comptent la commission
Cette commission est composée de Babacar Varore, Amadou Dia, Fatou Ngom, Mohamed Sélim Ayib Daffé, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, Youngar Dione, Alioune Ndao et Ansoumana Sarr, tous issus de la majorité parlementaire (Pastef). Elle comprend également Djimo Souaré, représentant le groupe parlementaire Takku Wallu (opposition), et Moussa Hamady Sarr, député non-inscrit.
Vers la mise en place de leur bureau
Après la ratification de cette liste, les membres de la commission sont appelés à se réunir pour procéder à la mise en place de leur bureau. Ils devront également se prononcer, lundi prochain, sur le projet de résolution relatif à la levée de l’immunité parlementaire de M. Ngom.
Déjà placé en détention préventive depuis février 2025 dans une affaire présumée de blanchiment de capitaux, Farba Ngom fait face à de nouvelles accusations annoncées par la ministre de la Justice, garde des Sceaux, Yassine Fall. Lors d’un point de presse tenu le 13 janvier, Mme Fall a annoncé l’ouverture d’une enquête pour des faits présumés de trouble à l’intégrité de la justice et à l’ordre public, à la suite de la découverte de deux téléphones portables dans la cellule du député incarcéré. Selon la ministre, le député, également maire d’une commune de la région de Matam et proche de l’ancien président Macky Sall, est soupçonné d’avoir diffusé des procès-verbaux confidentiels, partagé des contenus à caractère pornographique et entretenu des échanges liés à des manœuvres politiques susceptibles de troubler l’ordre public. Placée dans une cellule réservée aux détenus malades à Dakar, la personne mise en cause aurait utilisé ces téléphones pour effectuer des centaines d’appels et échanger de nombreux messages avec des personnalités politiques, des avocats et des journalistes, y compris depuis l’étranger, en violation du règlement intérieur des établissements pénitentiaires, selon la garde des Sceaux.
Amadou DIA (Actusen.sn)
