A LA UNELiberté d’expression au Sénégal : Amnesty international dénonce « une restriction abusive »

Liberté d’expression au Sénégal : Amnesty international dénonce « une restriction abusive »

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Amnesty international a publié son rapport 2019 et selon les camarades de Seydi Gassama, la liberté d’expression est loin d’être respectée au Sénégal. « Les autorités ont continué de restreindre abusivement le droit à la liberté d’expression en poursuivant et plaçant en détention les personnes qui exprimaient des opinions dissidentes », ont-ils fait savoir dans le document rendu public. La preuve, rappellent-ils, « le rappeur et militant Abdou Karim Gueye a été arrêté le 25 février après avoir diffusé en direct sur les réseaux sociaux une vidéo qui encourageait la population à se joindre à lui pour une manifestation pacifique, après l’annonce officieuse des résultats du scrutin présidentiel. Il a été inculpé d’appel à une manifestation non autorisée sans armes et d’injures par voie de presse. Le 4 mars, il a été condamné à un mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende de 50 000 francs CFA (76 euros) ».

Au lendemain de l’élection présidentielle, aussi, poursuivent les défenseurs des droits de l’Homme, « au moins 17 sympathisants de l’opposition ont été arrêtés pour troubles à l’ordre public et incitation à la révolte. Le 16 juillet, le militant Guy Marius Sagna a été arrêté et interrogé au sujet de ses messages sur Facebook concernant le manque de structures médicales convenables au Sénégal, ainsi que d’une publication diffusée sur ce même réseau social à propos de la présence militaire française en Afrique. Le 5 août, il a été inculpé de fausse alerte au terrorisme et incarcéré à la maison d’arrêt de Rebeuss, à Dakar. Il a été libéré sous caution le 16 août ».

Autre personne arrêtée pour s’être exprimé, « le journaliste Adama Gaye a été arrêté le 29 juillet après avoir publié sur Facebook des messages dans lesquels il critiquait le président Macky Sall. Inculpé d’offense au chef de l’État et d’atteinte à la sûreté de l’État, il a été remis en liberté sous caution le 20 septembre. Oudy Diallo, défenseur de l’environnement, a été interpellé et incarcéré à la prison de Kédougou le 22 novembre, après avoir publié sur Facebook un message dans lequel il dénonçait les quotas de terrains attribués aux autorités administratives. Il a été condamné à deux mois d’emprisonnement avec sursis et remis en liberté le 2 décembre ».

Seynabou Fall (Actusen.sn)

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