Le drame s’est produit à Médina Wandifa, commune de l’arrondissement de Diaroumé dans le département de Bounkiling. La victime, âgée de 14 ans, souffrait depuis sa naissance d’un handicap physique et de troubles mentaux.
Selon la déclaration de Nd. Diouf, mère biologique de la fillette, recueillie par la gendarmerie, elle s’était séparée du père biologique de l’enfant avant de se remarier avec A. Kh. Sano, marabout établi à Touba. Elle affirme que ce dernier a porté le coup mortel à sa fille en son absence. À son retour au domicile, il lui aurait relaté les faits.
Après le décès, le couple aurait fait appel à deux femmes pour le lavage mortuaire et à l’imam pour la prière. La victime a ensuite été enterrée au cimetière de la commune, sans déclaration préalable aux autorités.
Près d’une semaine après les faits, l’affaire a été signalée. La brigade de Bounkiling et la Section de Recherches de Ziguinchor ont été saisies pour l’enquête. Le corps sans vie a été exhumé une semaine après l’inhumation et acheminé à la morgue pour autopsie.
Entendue, Nd. Diouf a déclaré que son époux avait volontairement ôté la vie à sa fille. Interrogé, A. Kh. Sano a reconnu les faits. Il a déclaré avoir agi afin de mettre fin aux souffrances que son épouse endure depuis plus de quinze ans “en s’occupant de sa fille handicapée.” Il a également affirmé avoir agi à la demande de son épouse, qui souhaitait quitter le domicile pour le rejoindre à Touba. Il a reconnu avoir surpris la victime dans sa chambre avant de lui asséner trois coups de pilon au niveau de la nuque, provoquant son décès.
À noter que le couple, les deux femmes ayant procédé au lavage du corps et l’imam ont été déférés ce mercredi au Tribunal de Grande Instance de Sédhiou.
Actusen.sn
