A LA UNEMenace jihadiste : l’alerte du général à la retraite, Meïssa Sellé Ndiaye

Menace jihadiste : l’alerte du général à la retraite, Meïssa Sellé Ndiaye

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« Aucun pays africain n’est à l’abri d’une attaque djihadistes ». Ces propos étaient tenus par le Premier ministre, Ousmane Sonko lors de son déplacement au Burkina Faso. Il faut dire que le chef du gouvernement n’est pas le seul à soutenir une telle position. L’ancien aide de camp de Macky Sall est convaincu qu’aucun pays africain ne doit dormir sous ses  lauriers. Pour le général à la retraite, Meïssa Sellé Ndiaye, la vigilance doit être de mise. «L’erreur serait de croire que cela n’arrive qu’aux autres. Personne n’est à l’abri », a t-il averti samedi dernier lors d’une cérémonie de parrainage du lycée de Koki, dans la région de Louga.

Et face à cette situation, il a invité les autorités à prendre au sérieux les risques sécuritaires face à él’émergence d’un Islam importé. Selon nos confrères de l’Aps qui ont rapporté ses propos, le général à la retraite a expliqué qu’une catégorie de prêcheurs, formés à l’étranger, tient un discours qui contraste avec l’islam confrérique traditionnel  de notre pays. Selon lui, « lorsque l’islam est arrivé, nos aïeux l’ont adapté à nos valeurs culturelles. Il était fondé sur l’humanisme et la concorde, constituant un rempart contre le djihadisme ». Mais, constate t-il pour le regretter, « certains prêcheurs vivent en marge de la société, refusent les rites sociaux comme les funérailles ou les baptêmes, et ne participent pas à la solidarité communautaire ».

Une situation qui doit, d’après lui, attirer l’attention des autorités d’autant plus que,  rait -il, « certains peuvent être soutenus par des réseaux criminels liés au trafic de drogue et aux prises d’otages. L’argent sale alimente leur influence ». Donc, conseille-t-il, « il faut s’interroger sur leurs discours dans les daaras, sur l’éducation qu’ils y donnent, et sur leurs sources de financement ».

A la population aussi, il lui demande d’être vigilante et engagée: « Des massacres ont été commis ailleurs sur des bases ethniques ou religieuses. Cela peut arriver à tout le monde. Soyons vigilants. C’est la population qui voit, qui alerte, qui aide au renseignement. Sans cette collaboration, le travail des forces de sécurité risque d’être incomplet ».

Actusen.sn

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