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Menace réitérée lors de la rencontre avec les ministres des Finances et du Budget, résistance au Commissariat, situation familiale : révélations explosives sur avant et après l’arrestation d’Ousmane Ka

On en sait davantage sur les raisons pour lesquelles Ousmane Kâ, membre des ex-employés des défuntes Agences dissoutes est, depuis ce samedi, entre les mains du Commissariat de Yeumbeul. En effet, Actusen.com a appris de sources proches de l’enquête, qu’en réalité, tout est parti d’une réunion en fin de semaine dernière entre lesdits agents, le ministre du Budget et son collègue de l’Economie, des Finances et du Plan.

A cette rencontre, Ousmane Kâ, qui avait fixé un ultimatum au régime, lui indiquant qu’il allait se suicider, si, au delà du 16 juillet 2016, l’Etat ne payait pas les dédommagements qu’il doit aux ex-travailleurs des défuntes Agences dissoutes.

“En pleine réunion, Ousmane Kâ a réitéré sa menace face aux deux ministres. Car il fait partie de la délégation des ex-employés qui étaient reçus en audience par les ministres en charge de redonner vie et envie à ces derniers”, confie-t-on à Actusen.com.

Les ministres des Finances et du Budget tentent de le sermonner sur ce que l’Islam a dit à propos du suicide…

Convaincus que Ousmane Kâ ne badinait pas, les ministres en question ont cherché à le dissuader, afin qu’il ne pose jamais l’acte de trop. D’ailleurs, les ministres ont même tenté de jouer sur la fibre religieux, en essayant de convaincre celui qui menace d’abréger sa vie sur le fait que quelle que soit sa difficulté du moment ou son croche-pied du destin de l’heure, un musulman n’a pas le droit de se suicider.

Malheureusement, ces sermons ont consisté à pédaler dans le néant. Car, selon toujours les sources de Actusen.com, d’une détermination inébranlable, Ousmane Kâ a dit aux membres du Gouvernement que Dieu n’a pas amené dans ce bas monde une créature capable de l’empêcher de passer à l’acte, si le Gouvernement ne paie par les dédommagements aux ayant-droits. Et ce, avant ce samedi, persiste-t-il.

…mais Ousmane Kâ leur sert : ” Dieu n’a pas amené dans ce bas monde une créature capable de m’empêcher de passer à l’acte, si le Gouvernement ne paie par les dédommagements, avant samedi”

Tout laisse croire que c’est fort de cette menace de suicide persistante et pour éviter que le cas Ousmane Ka n’occupe pas une place de choix dans le séjour du Président Macky Sall en banlieue dans le cadre du Conseil des ministres décentralisé que le Commissaire de Yeumbeul est allé cueillir le bonhomme.

La Police de Yeumbeul a défoncé la porte de sa chambre pour arrêter Ousmane Ka

Pour procéder à son arrestation, la Police a dû défoncer la porte de celui-ci, afin d’anticiper sur le pire qui pouvait se produire, à tout instant. Et preuve symptomatique de l’engagement d’Ousmane Kâ à abréger son existence : lorsque les camarades se sont rendus dans les locaux du Commissariat pour demander au Commissaire de le relâcher, celui-ci a opposé une fin de non-recevoir à pareille requête. Mais il a quand même voulu donner une chance de libération à Ousmane Ka.

Car le Commissaire a exigé, d’abord, que non seulement Ousmane Kâ fasse une déclaration publique aux fins de dire qu’il renonçait à se suicider. Mais aussi qu’il consigne cette déclaration sur procès-verbal, confie à Actusen.com un proche du dossier. Seulement, c’est sans compter sur la résistance-tout-terrain d’Ousmane Kâ, qui n’entend pas reculer d’un iota.

“Il a catégoriquement refusé de renoncer au suicide, en dépit du fait qu’il risque d’être déféré, dans les prochaines heures, devant le Procureur de la République”, ajoute l’interlocuteur de votre Site.

Ses géniteurs ont perdu la vie, son épouse l’a quitté, ses enfants confiés à des proches et Ousmane Kâ vit dans un dénuement tel qu’il peut, même du fond d’une cellule, se suicider, à tout moment

Toutefois, déférer Ousmane Kâ ne semble guère être une solution définitive à sa volonté de mettre un terme à son existence. Car “même en prison, du fond de sa cellule, Ousmane Ka peut écourter sa vie. En vérité, pour lui, sa vie n’a plus de sens, depuis que le régime de Macky Sall a dissout les Agences. Car son père et sa mère ont perdu la vue, son épouse l’a quitté, ses bouts de-bois-de-Dieu ont été confiés à des proches, puisqu’Ousmane Ka ne parvient plus à faire face à leur subsistance. Donc, si on le défère, il pourra attenter plus facilement à sa vie qu’on ne le pense”, souffle-t-on à Actusen.com. Et comme si cela ne suffisait pas, Ousmane Kâ vit dans une étroite chambre et dans un dénuement tel qu’il peut se suicider, à tout instant.

Le ministre Amadou Bâ aux ex-agents : “lors de notre rencontre de mardi prochain, on viendra avec une solution”

Pour convaincre les plus sceptiques quant à la décision de l’Etat à trouver une solution à leur mal-vivre, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a proposé une énième rencontre prévue, mardi prochain. A cette occasion, le Gouvernement viendra, quel que soit Alpha, avec une solution, leur a-t-il promis.

Auparavant, les ex-travailleurs desdites Agences ont fait une proposition de sortie de crise aux ministres des Finances et du Budget. Il s’agit pour l’Etat de décaisser 2,8 milliards F Cfa à partager entre les 227 ex-agents. On se souvient que quand l’ancien Président de la République, Abdoulaye Wade, avait fait la même proposition aux 227 ex-agents de l’Aprosen, la même enveloppe financière représentant 48 mois de salaires avait été rejetée, à l’époque.

Reste maintenant à savoir quelle solution de sortie de crise le ministre Amadou Ba va-t-il amener, lors de la réunion prévue ce mardi. Pour ceux qui ne le savent pas, le ministre Mame Mbaye Niang a l’habitude de dire que l’Etat ne doit plus rien à ces ex-agents. Mais en réalité, il fait allusion à ce que l’Etat devait payer aux ex-travailleurs, en termes de droits légaux, c’est-à-dire ce qui restait des salaires, des indemnités de licence et des droits de congé.

Actusen.com

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