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Ministère de l’Énergie : le bras de fer se poursuit entre les 44 agents licenciés et Birame Souleye Diop

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Le Collectif des agents en cessation d’activités du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines du Sénégal (CACAMERM) a fait face à la presse pour annoncer une série de mesures afin de défendre leurs droits. Ce, après plusieurs mois d’attente et d’inaction de la part des autorités. Les anciens agents dudit ministère dénoncent une absence totale de dialogue, malgré de nombreuses tentatives pour trouver une solution. «Le ministère n’a jamais répondu à notre courrier ni accepté de nous rencontrer. Nous avons frappé à toutes les portes, mais nous avons été ignorés. Aujourd’hui, nous n’avons plus d’autre choix que de nous battre pour nos droits», a laissé entendre Oumar Dramé, coordonnateur du CACAMERM. Toutefois, ces syndicalistes n’excluent pas d’entamer une grève de la faim pour se faire entendre.

Le Collectif des agents en cessation d’activités du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines du Sénégal (CACAMERM) s’interroge en ces termes : «comment peut-on nous mettre à l’écart sous prétexte de restructuration et recruter d’autres personnes dans la foulée». Pendant ce temps, ajoute le coordonnateur, un des travailleurs est obligé de retenir sa fille à la maison, parce qu’il ne peut pas lui payer ses serviettes hygiéniques. «Le ministre est sans cœur, il campe sur sa position alors que nous sommes ses collaborateurs», se désole Oumar Dramé. Ce dernier indique également que le ministre veut recruter et propose d’en prendre quelques-uns, mais ils ne sont pas prêts à accepter. «Il doit reprendre tout le monde, tous les 44 travailleurs», a-t-il dit.

Ces syndicalistes annoncent une série d’actions. Il s’agit, d’abord, de la médiatisation et de la sensibilisation, mais aussi d’exercer une pression sur les autorités et d’actions juridiques et des manifestations. «Si aucun compromis n’est trouvé, des recours judiciaires seront engagés pour contester les décisions prises. Nous avons prévu également des sit-in devant le ministère et d’autres institutions. Nous avons toujours voulu éviter l’escalade, mais face au mépris que nous subissons, nous devons agir», prévient Oumar Dramé. Il fixe un délai aux autorités pour répondre à leurs revendications. «Nous espérons encore une ouverture au dialogue, mais si rien ne bouge, nous passerons à l’étape suivante», alerte le coordonnateur.

Actusen.sn

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