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Mohamed Diagne, leader de SR, sur la sortie de l’UMS: ” l’indépendance du magistrat relève beaucoup plus d’un état d’esprit (…)que de la présence ou non du Président de la République à la tête du Conseil supérieur de la magistrature”

Le leader de Synergie républicaine ne partage pas la position  de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) qui demande le retrait du Président de la République de la tête du Conseil supérieur de la magistrature.

Dans un communiqué parvenu à Actusen, Mohamed Moustapha Diagne pense que ”l’indépendance du magistrat relève beaucoup plus d’un état d’esprit et d’une volonté quotidienne de cultiver l’éthique, la vérité et le droit” que de la présence du chef de l’Etat au sein de cette instance. Le Directeur de la Formation et de la Communication en veut pour preuve l’emprisonnement de hauts dignitaires religieux, politiques et socio-économiques.

Voici l’intégralité du communiqué.

La nature de la coexistence des  pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire crée un équilibre qui garantit la stabilité et empêche les dérives autoritaires.

Le chef de l’Etat qui symbolise et incarne la volonté populaire, englobe et encadre tous les pouvoirs pour que le Sénégal demeure dans la stabilité. De la même façon que le Président Macky SALL doit assurer une éducation et une santé de qualité, il doit également  nous assurer une justice équitable.

Le chef de l’Etat a pris sur lui de laisser  les magistrats emprisonner de hauts dignitaires du pays : dignitaires issus des milieux religieux, politiques et socio-économiques.

Personne ne peut alors le soupçonner de vouloir entraver la bonne marche de la justice.

Tous les sénégalais sont pour une justice indépendante et équitable. Mais la problématique de notre justice c’est de faire en sorte que le peuple  ait confiance dans les décisions rendues par les magistrats.

En définitive, l’indépendance du magistrat relève beaucoup plus d’un état d’esprit et d’une volonté quotidienne, de cultiver l’éthique, la vérité et le droit dit dans des conditions transparentes que de la présence ou non du Président de la République à la tête du conseil supérieur de la magistrature.

Mais il ne faudrait pas que nous comprenions par indépendance de la justice, des emprisonnements tous azimuts. Le peuple finirait alors par avoir peur de ce pouvoir, ce qui aboutirait à des effets boomerangs.

 

Actusen.com

 

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