Moussa Diakhaté, porte parole Bok Gis Gis sur l’élection des maires au suffrage universel direct : «beaucoup de micmacs au niveau du Conseil municipal vont disparaître»

L’élection des maires au suffrage universel direct est une idée qui règle à moitié le problème. C’est du moins la conviction du porte-parole de la coalition «Bokk Gis Gis». En effet, de l’avis de Moussa Diakhaté, avec cette mesure «les Sénégalais sauront, avant l’élection, qui sera leur maire. En plus de cela, beaucoup de micmacs au niveau du Conseil municipal vont disparaitre». Cependant, précise M. Diakhaté, tout ne sera pas rose avec cette nouvelle disposition.

«Cette  disposition ne sera pas sans conséquence. Au niveau de la Mairie, la plupart du temps, le maire ne se soucie pas de l’existence des conseillers. Il ne les respecte même pas, alors qu’ils appartiennent à la même liste qui les a élus. Donc, si aujourd’hui, il n’est plus élu par les conseillers, cela ne va pas aggraver la situation parce qu’il va se dire que c’est la population qui l’a élu».

Selon le porte-parole de la coalition dirigée par Pape Diop, «l’idée de vouloir clarifier les choses depuis le début est, certes, une bonne chose, mais ça ne garantit pas forcément une gestion démocratique, participative et inclusive  du Conseil municipal». D’où la nécessité d’un encadrement. «Il faudrait l’encadrer, dès lors que c’est la population qui va élire son maire directement. Ce, surtout que, pour être maire, il suffit juste de savoir lire et écrire. Mais pour moi, cela ne suffit pas. Le poste de maire dans la gouvernance locale requiert des compétences de manager, des compétences de quelqu’un qui est capable de porter un projet, d’initier des projets et de manager une équipe. Maintenant, il est temps de discuter des prérogatives du Conseil municipal. Il est temps de repenser la gestion d’une collectivité locale».

Actusen.sn

Laisser un commentaire