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Pour la libération immédiate et sans condition du journaliste Pape Ndiaye : le groupe Walfadjri engage le combat dès ce week-end

La messe est dite. La presse a décidé d’engager le combat pour la libération immédiate et sans condition du journaliste de Wal Fadjri, Pape Ndiaye. La preuve, un sit-in sera organisé ce dimanche devant les locaux dudit groupe de presse. En conférence de presse ce vendredi, le Pdg du groupe Walfadjri, Cheikh Niasse, n’a pas caché toute sa surprise à l’annonce des chefs d’inculpation retenues contre le journaliste Pape Ndiaye et la décision ferme des autorités de l‘envoyer en prison.

«Nous avions décidé de laisser l’affaire suivre son cours afin de connaître les véritables raisons de l’arrestation de Pape Ndiaye. Seulement notre surprise a été grande lorsque le parquet de Dakar a décidé d’ouvrir une information judiciaire et de confier le dossier à un juge d’instruction.  Pour des propos tenus sur un plateau de télévision, le procureur a estimé qu’il n’y avait pas lieu de retenir le flagrant délit et que Pape Ndiaye devait être gardé en prison pour mener, je ne sais quelle enquête. Là sont les premiers signes d’un acharnement. Mais, notre désillusion a été plus grande lorsque le juge d’instruction, qui a hérité du dossier a retenu 6 chefs d’accusation avant de la placer sous mandat de dépôt : provocation d’un attroupement, outrage à magistrat, intimidation et représailles contre un membre de la justice, discours portant discrédit sur un acte juridictionnel, diffusion de fausse nouvelles et mise en danger de la vie d’autrui», a d’emblée fustigé le fils de feu Sidy Lamine Niasse, fondateur dudit groupe.

De l’avis de Cheikh Niasse, «ces charges qui ne sont pas imputées au plus grand des agresseurs ». « En quoi les propos de Pape Ndiaye ont provoqué un attroupement comme le sous-entend l’accusation, comment ont-ils mis en danger la vie d’autrui ? Qui est cet autrui ? A-t-il porté plainte contre le journaliste ? », s’est interrogé Cheikh Niasse qui est convaincu que les concernés ne pourront pas répondre à ces questions car en vérité « il s’agit d’un règlement de compte. Pape a eu à défendre des positions qui ont pris le contre-pied de la justice ».

Et outre ce sit-in qui aura lieu 19 mars, une date symbolique pour Walf où Feu Sidy Lamine Niasse avait tenu une marche à la place de l’Indépendance, une lettre ouverte sera adressée au président de la République. « Une série de manifestations n’est pas aussi à écarter si jamais Pape Ndiaye n’est pas libéré. Le combat sera aussi internationalisé », a informé Cheikh Niasse

Prenant la parole, Moustapha Diop, directeur de la radio et de la télévision walf a fustigé que Pape Ndiaye soit en prison pour une déclaration dans le cadre de son travail au moment où « il y a 15 jours Pape Makhtar Diallo et Mame Birame Wathie ont porté plainte car ils ont été agressés. Mais jusqu’ici personne n’a été interpellée. S’il y a des personnes qui mettent en danger la vie d’autrui c’est bien ces agresseurs ».

Sur la même lancée, le président de l’Association des professionnels de la presse en ligne (Appel), Ibrahima Lissa Faye a fustigé les agressions contre la presse : « Depuis quelque temps, nous subissons beaucoup d’agressions. Alors que nous pensions que nous n’en avons fini avec l’incarcération de Pape Alé Niang, malheureusement, nous vivons le même scénario en moins de deux mois ». Ce qui lui fait dire qu’il y a « une menace réelle sur la liberté d’informer. Quand on veut bâillonner un journaliste, c’est la démocratie qui est obstruée. Et nous n’avons pas le droit de rester les bras croisés face à cette situation. Il faut qu’on arrive à faire mieux que ce que nous avons fait avec le cas Pape Alé Niang ».

Il invite, ainsi, les organisations de la société civile à intervenir dans ce combat. En outre, il a regretté le fait qu’un journaliste soit incarcéré à la veille de chaque tenue des assises de la presse : « On ne s’attendait pas à un placement sous mandat de dépôt du journaliste surtout que l’Etat pouvait s’adresser aux instances dont le Cored de la presse mais à la direction de Walf pour faire prévaloir son droit de réponse. Tout le monde sait qu’il n’y a pas pire sanction pour le journaliste que celle infligée par ses pairs ».

Actusen.sn 

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