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Pour la satisfaction de ses revendications : le G7 déroule son nouveau plan d’actions

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Le ton était ferme et sans concession. Lors de sa conférence de presse tenue ce lundi, le G7 des syndicats de l’éducation a exprimé sa profonde inquiétude face à ce qu’il qualifie de « nouvelle ère d’immobilisme » dans le secteur de l’Éducation et de la Formation, depuis l’avènement de la troisième alternance politique au Sénégal.

Le G7 hausse le ton face au gouvernement, et parle de « nouvelle ère d’immobilisme » dans le secteur de l’Éducation et de la Formation, depuis l’avènement de la troisième alternance politique au Sénégal

Selon l’intersyndicale, les engagements contenus dans les protocoles d’accords de 2018 et 2022 demeurent largement inappliqués, au grand dam des enseignants. Le G7 impute cette situation à la léthargie du comité de suivi des accords, chargé de veiller à leur exécution, mais dont la non-fonctionnalité est aujourd’hui décriée.

Sur le tableau des revendications, figurent le paiement à temps des salaires des enseignants contractuels, le règlement des indemnités d’examens, la signature des décrets en instance, la correction du système de rémunération, la fin des surimpositions sur les rappels et indemnités, ainsi que l’équité salariale au sein du secteur de l’Éducation et de la Formation

Malgré une première alerte lancée à l’orée de l’année scolaire et un plan d’actions initial resté sans réponse jugée « appropriée et raisonnable », les autorités n’auraient pas infléchi leur posture. Le G7 salue toutefois l’engagement et la résilience des milliers d’enseignants qui, selon lui, ont permis la stabilité de l’année scolaire précédente par patriotisme et sens du devoir.

Au cœur des revendications figurent notamment le paiement à temps des salaires des enseignants contractuels, le règlement des indemnités d’examens, la signature des décrets en instance, la correction du système de rémunération, la fin des surimpositions sur les rappels et indemnités, ainsi que l’équité salariale au sein du secteur de l’Éducation et de la Formation.

Ainsi, le G7 annonce un deuxième plan d’actions : un débrayage dès aujourd’hui, mardi 13 janvier à partir de 9 heures, une grève totale demain, mercredi 14 janvier, une marche nationale à Thiès, après demain, jeudi 22 janvier, suivie d’une nouvelle grève générale le vendredi 23 janvier 2026

Dans la même veine, le G7 dénonce son exclusion de certaines activités du ministère de l’Éducation nationale, notamment la validation de documents stratégiques, ainsi que les retards récurrents dans le paiement des indemnités liées aux examens (CFEE, BFEM, CAP, CEAP, bac), la non-supervision de certains examens par les inspecteurs, et l’absence de budgets de fonctionnement pour les établissements scolaires.

L’intersyndicale fustige par ailleurs « l’inertie inacceptable » du gouvernement sur des questions structurantes telles que l’habitat social des enseignants, les cotisations sociales des contractuels, la digitalisation des procédures administratives, la réforme des retraites ou encore la réouverture de l’EFA de Ndindy 2.

Appelant l’ensemble des enseignants à la mobilisation et au strict respect des mots d’ordre, le G7 prévient que « les sacrifices ont assez duré » et que la satisfaction des revendications est désormais une exigence légitime et non négociable

Autre point de crispation : les blocages répétés dans les virements des cotisations syndicales, que le G7 assimile à une tentative d’asphyxie financière des syndicats. Une pratique vigoureusement condamnée, avec une exigence claire de retour à « l’orthodoxie » dans les meilleurs délais.

Face à ce qu’il considère comme un dilatoire persistant et un manque de volonté politique manifeste, le G7 annonce un deuxième plan d’actions articulé autour de plusieurs temps forts : un débrayage dès aujourd’hui, 13 janvier à partir de 9 heures, une grève totale demain, mercredi 14 janvier, une marche nationale à Thiès le jeudi 22 janvier, suivie d’une nouvelle grève générale le vendredi 23 janvier 2026. Appelant l’ensemble des enseignants à la mobilisation et au strict respect des mots d’ordre, le G7 prévient que « les sacrifices ont assez duré » et que la satisfaction des revendications est désormais une exigence légitime et non négociable.

Actusen.sn 

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