Le pacte de stabilité sociale a été signé, ce jeudi, entre le gouvernement, le patronat et les syndicats. Représenté par Baïdy Agne, le patronat a profité de l’occasion pour exposer les préoccupations et les attentes du secteur privé. D’emblée, M. Agne a rappelé la nécessité de payer la dette intérieure et l’amélioration du climat des affaires par la relance des concertations techniques avec les départements ministériels. Le patronat souhaite, aussi, l’élargissement de l’assiette fiscale, la mise en place d’une politique nationale de la productivité du travail et l’amélioration des procédures et le traitement des contentieux judiciaires sociaux.
Paiement de la dette intérieure, amélioration du climat des affaires, élargissement de l’assiette fiscale…
Loin de se limiter à cela, Baïdy Agne a souligné la nécessité de la présence du secteur privé au sein du Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz. Le secteur privé doit, aussi, selon lui, apporter sa contribution à l’élaboration du projet de loi sur la souveraineté économique. Dans la foulée, Baïdy Agne a plaidé pour l’instauration d’une concertation publique/privée de haut niveau permettant au Chef de l’Etat et au Premier Ministre de prendre des directives sur des questions transversales impliquant plusieurs départements ministériels ».
« Le secteur privé doit apporter sa contribution à l’élaboration du projet de loi sur la souveraineté économique »
Le patronat reste convaincu que si « l’Entreprise est en bonne Santé, alors les fruits de sa croissance ainsi que sa pérennité vont engendrer une contribution plus substantielle au budget de l’Etat, un meilleur pouvoir d’achat des travailleurs, une solidarité nationale plus forte à travers cette redistribution de revenus générés: « Ce qui est bon pour l’entreprise , est bon pour le Sénégal » persiste-t-il.
« Ce qui est bon pour l’entreprise, est bon pour le Sénégal »
S’adressant au chef du gouvernement , Baïdy Agne a invité les autorités à bâtir « notre » prospérité économique. Il a indiqué qu’il faut privilégier la souveraineté économique plutôt que d’être assujetti à toute forme de vassalité. « Il faut réduire notre dépendance extérieure tout en restant un pays attractif à l’investissement étranger, faire bouger par l’action les lignes directrices de notre démocratie sociale tripartite, de notre partenariat public-privé ».
« Il faut réduire notre dépendance extérieure tout en restant un pays attractif à l’investissement étranger »
Concernant le pacte de stabilité sociale Baïdy Agne rassure: « Le Secteur Privé par ma Voix vous réaffirme qu’être constructif pour le mieux être et le mieux vivre des citoyens sénégalais est cette éthique que nous partageons avec votre Gouvernement et les Centrales Syndicales de Travailleurs. Oui, dans la République, il revient à chaque citoyen de jouer sa partition… Et la nôtre, celle du secteur privé, est d’investir, de créer des emplois durables et de contribuer à la création de richesses ».
Oui je dirais que pour construire notre souveraineté économique…. pour mettre fin à toute baisse ou arrêt d’activités d’entreprises »
Oui je dirais que, poursuit-il, « pour construire notre souveraineté économique, pour apporter une réponse aux difficultés budgétaires de l’Etat, pour supprimer toute anxiété et précarité qui affectent les travailleurs et pour mettre fin à toute baisse ou arrêt d’activités d’entreprises ».
Actusen.sn
