Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a présenté hier devant la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances pour l’année 2026.
Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a présenté hier 6 devant la Commission des Finances de l’Assemblée nationale le projet de loi de finances pour l’année 2026. Placé sous le signe du redressement, de la rigueur et de la souveraineté économique, ce budget marque, selon le ministre, une « transition d’une économie de résistance vers une économie de performance ».
Placé sous le signe du redressement, de la rigueur et de la souveraineté économique, le budget 2016 marque, selon Cheikh Diba, une « transition d’une économie de résistance vers une économie de performance »
Adossé à la vision du président Bassirou Diomaye Diakhar d’un Sénégal souverain, juste et prospère à l’horizon 2050, le budget 2026 table sur une croissance de 5 %, une inflation maîtrisée à 3,1 % et une pression fiscale relevée à 23,2 %. Les recettes sont estimées à 6 188,8 milliards FCFA pour des dépenses de 7 433,9 milliards FCFA, soit un déficit ramené à 5,37 % du PIB, en nette amélioration par rapport à 2024 (12 %).
En partenariat avec le secteur privé, le Gouvernement veut déployer un programme intégré d’insertion de 35 000 jeunes diplômés par an dans son programme lié à l’emploi des jeunes
Trois priorités structurent ce budget : le rétablissement des équilibres macroéconomiques, la modernisation de la gestion publique et le financement d’un développement endogène. Parmi les secteurs prioritaires, nous avons l’Éducation, avec la construction ou réhabilitation de 400 établissements et lancement des universités du Sénégal oriental et de Matam. La Santé, avec la construction de 35 centres de santé et recrutement de 2 500 agents ; l’agriculture pour le soutien à la souveraineté alimentaire via la mécanisation et les coopératives communautaires. De même que les infrastructures, avec la poursuite du TER, la réhabilitation des aéroports régionaux et le développement du corridor Dakar-Bamako.
L’éducation, la santé, les infrastructures, “le plan Diomaye pour la Casamance” : ce qui est prévu dans le budget 2026
Pour la Casamance, nous aurons la mise en œuvre du Plan Diomaye pour la Casamance avec plus de 100 milliards FCFA d’investissements cumulés. A travers le ministre des Finances et du Budget, le gouvernement réaffirme son engagement à faire de la Casamance un pôle de développement intégré. Ainsi, le déploiement du « Plan Diomaye pour la Casamance » se poursuit en 2026 avec la mise en place d’infrastructures structurantes, la réhabilitation des routes et ponts et le renforcement des programmes de cohésion sociale et de réinsertion économique des jeunes. A cet effet, plusieurs projets d’envergure continueront d’être mis en œuvre tels que le projet d’assistance à la lutte anti-mines en Casamance, le programme de développement économique de la Casamance (PDEC) et le projet de relance du tourisme en Casamance » pour un coût global de 11,481 milliards FCFA. A cela s’ajoute la consolidation des moyens d’intervention de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC).
Pour la politique de jeunesse et de l’emploi : « moteur de la transformation nationale », le gouvernement est en partenariat avec le secteur privé, et entend déployer un programme intégré d’insertion de 35 000 jeunes diplômés par an. Dans la même perspective, un soutien appuyé sera réservé à la création d’entreprises par les jeunes et les femmes. L’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026 sera à ce titre un levier d’investissement, d’emploi et de rayonnement international pour notre pays.
Cheikh Diba : « Ce budget de redressement, de justice et de confiance redonne du sens à la dépense publique et à la gouvernance financière »
Toutefois, le ministre Diba a insisté sur la discipline budgétaire, la maîtrise de la masse salariale et une politique d’endettement plus sélective. Il a également annoncé la poursuite de la réforme fiscale et la digitalisation des processus de gestion. « Ce budget de redressement, de justice et de confiance redonne du sens à la dépense publique et à la gouvernance financière », dira le ministre, appelant les députés à soutenir ce projet « au service de la stabilité, de l’équité et de la transformation nationale ».
Actusen.sn
