Le Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères (Miaae) dément toute rumeur de représailles contre les ressortissants mauritaniens présents sur le sol sénégalais. Dans un communiqué, les services de Yacine Fall soutiennent que contrairement à certaines allégations relayées ces derniers jours, l’État du Sénégal n’a pris aucune mesure de représailles ou de discrimination à l’encontre des citoyens mauritaniens résidant sur son territoire.
Toutefois, pour ce qui est de l’exigence de la carte de séjour pour tout étranger souhaitant résider au Sénégal au-delà d’une période de trois (3) mois, le Miaae rappelle que cela relève d’une disposition légale en vigueur depuis 1971, et applicable à l’ensemble des ressortissants étrangers, quelle que soit leur nationalité.
«Par ailleurs, le Sénégal et la Mauritanie ont conclu, le 02 juin 2025 un Accord par lequel ils conviennent d’appliquer le même régime juridique à leurs ressortissants en matière d’entrée, de séjour et d’établissement. Les deux pays poursuivent les discussions en vue d’une mise en œuvre harmonisée dudit Accord», précise le Miaae.
Pour rappel, il y a quelques jours, les ressortissants sénégalais établis en Mauritanie ont procédé à des ‘’journées mortes’’, une grève générale durant laquelle tous les commerces, chantiers et services tenus par des Sénégalais vont être fermés en signe de protestation. Cette décision faisait suite à ce qu’ils ont appelé harcèlement systématique de la part des autorités mauritaniennes. Malgré les accords signés entre le Sénégal et la Mauritanie et les assurances répétées de la ministre sénégalaise des Affaires étrangères, Yacine Fall, les rafles et les tracasseries contre les ressortissants sénégalais se sont poursuivis.
Depuis des années, la communauté sénégalaise établie en Mauritanie subit des contrôles abusifs, des humiliations et des expulsions arbitraires. La situation se serait considérablement dégradée depuis le mois de Ramadan 2024, avec une recrudescence de rafles ciblées, particulièrement à Nouakchott, où les Sénégalais sont souvent interpellés sans motif valable.
Actusen.sn
