Ousmane Sonko n’a visiblement pas l’intention de laisser le calendrier électoral prendre la poussière dans les tiroirs de l’administration. En déplacement à Louga, dans le cadre de la campagne de vente des cartes de Pastef, le leader du parti a profité de la mobilisation de ses militants pour remettre une question qui fâche sur la table : quand auront lieu les prochaines élections locales ?
Et pour faire passer son message, le Président de l’Assemblée nationale a choisi une comparaison pour le moins piquante. S’adressant, sans le nommer à chaque phrase, au président de la République Bassirou Diomaye Faye, Sonko a estimé que la fixation de la date du scrutin relève d’une mécanique administrative qui ne devrait pas donner lieu à autant de suspense. «Prendre un décret pour limoger Fadilou Keïta, Waly Diouf Bodiang et Cie, c’est dans ses prérogatives, personne n’en disconvient. Mais de la même manière, il doit prendre un décret pour fixer la date des élections. Ce sont tous de simples décrets», a-t-il lancé.
Autrement dit, si le décret sait trouver le chemin des bureaux lorsqu’il s’agit de nommer ou de démettre quelqu’un, il devrait également pouvoir sortir de son sommeil lorsqu’il s’agit de convoquer les électeurs. Une manière, pour Sonko, de rappeler que le calendrier électoral ne devrait pas devenir un feuilleton à épisodes.
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