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Retrait des enfants de la rue : la ministre de la Famille annonce la régularisation de la mendicité

Un autre quotidien qui est revenu sur le retrait des enfants de la rue, le journal «Enquête».

Le canard de Mamadou Wane s’est surtout intéressé à l’absence de concertation avec les concernés et d’une planification rigoureuse qui montrent des signes qui pourraient bien plomber l’opération.

Nos confrères rappellent qu’en 2010, l’ancien Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, qui voulait interdire la mendicité, avait explicitement reconnu que le Sénégal était menacé de sanction par ses bailleurs.

Et pour cette fois-ci  que les gens parlent de la décision motivée par le souci de bénéficier des fonds du Millénium Challenge Account (MCA).

Des propos qui ne sont pas du goût de la ministre de la famille, Marima Sarr.

Qui, interrogée par le journaliste sur le sujet dira à ce dernier, «au moment où le Sénégal s’engageait à ratifier certaines conventions, beaucoup d’entre vous n’étaient pas encore nés».

Afin d’écarter toute idée d’empressement, la ministre Mariama Sarr te tente de faire croire à notre confrère que ces opérations datent de 2013 et que la loi elle-même remonte à 2005.

Une façon pour elle de dire que les mécanismes ont été mis en place il y a bien longtemps.

En tout état de cause cette situation ne semble guère plaire aux maîtres coraniques.

Mais, Enquête révèle que l’Etat accompagne parents et maîtres coraniques à travers un appui financier et des denrées alimentaires.

La ministre Mariama Sarr qui a procédé à la remise des dons dans la capitale sénégalais a par ailleurs ajouté que, «la régularisation de la mendicité va être programmée».

Actusen.com 

 

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1 commentaire

issa gibb 12/07/2016 - 01:52 at 01:52

Seule une planification géographique de la présence de talibés dans les daaras pourra sauver l’action de retrait des enfants de la rue . La concertation n’est plus de mise avec une mafia maraboutique qui refuse d’appliquer la loi contre la mendicité de 2005 et le projet de loi de modernisation des daaras de 2013. Escrocs, capables d’aller recruter des enfants jusqu’au pays étrangers et les déplacer de daaras en daaras, ils demanderont toujours plus d’argent à l’Etat et ils finiront par l’aphyxsier. Tout en continuant leurs trafics d’enfants. Attention donc, aux réfractaires !
Seuls, les enfants d’un quartier doivent être élèves dans une daara de ce même quartier. Seuls, les enfants d’un village doivent être élèves dans la daara de leur village. Les enfants-élèves de la daara rentrent tous les jours, chez lui, dans sa famille, par sécurité. La daara vertueuse sans-mendicité, est payée ou aidée par les parents, surveillée par le chef du village et l’unité de protection de l’enfance et elle reçoit des aides de l’Etat si elle respecte la condition géographique de ses élèves et la non-mendicité de ces élèves.
Toute daara qui présente en son sein, des talibés qui habitent bien loin de chez eux ou des enfants étrangers sont à considérer comme daaras trafiquantes d’enfants. Elles sont fermées par la police et les marabouts subissent des sanctions lourdes de 2 à 5 ans de prison avec amendes prises sur leur patrimoine. Les trafics d’enfants, les déplacements d’enfants et les éloignements de leurs familles doivent cesser.
Enfin, les 25 % de talibés étrangers doivent être ramenés dans les familles dans leurs pays respectifs. Ils n’ont rien à faire au Sénégal, il y a aussi des maîtres coraniques dans leurs pays. Nous avons assez de travail et de dépenses coûteuses à faire pour retirer de la rue, les 75% de talibés sénégalais et les réinsérer dans leurs familles et aider les daaras contrôlées, vertueuses et sans mendicité d’enfants ! Madame la Ministre, la condition géographique des élèves talibés dans une daara doit passer avant l’aide financière de L’Etat.

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