C’était prévisible. La demande de mise en liberté provisoire introduite par Abdou Nguer a été rejetée. Une décision qui est sans surprise pour d’aucuns surtout que le procureur y avait déjà opposé son niet catégorique. Samedi dernier, le juge du troisième cabinet a suivi le réquisitoire du procureur en maintenant le jeune chroniqueur dans les liens de la détention.
Placé sous mandat de dépôt depuis le 17 avril pour diffusion de fausses nouvelles. A l’origine de son inculpation, un post sur les réseaux sociaux disant que Nguer demande une autopsie après le décès du président du Conseil constitutionnel, Mamadou Badio Camara. Ce qu’il a démenti soutenant qu’il n’est même pas propriétaire du compte qui a fait le post.
Mais, malgré ses dénégations, il a été envoyé en prison en même temps que le véritable propriétaire dudit compte sur le réseau social Tik tok qui a été interpellé par les éléments de la section de recherches. Après près d’un mois dans les liens de la détention, Abdou Nguer a annoncé qu’il va démarrer une grève de la faim. Une manière pour lui de réclamer la tenue de son procès dans les plus brefs délais. Il a tenu à préciser qu’il ne quémande pas de pardon, qu’il veut juste être juger dans les meilleurs délais.
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