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“Sakho, une mascarade de justice antidopage”

Il y a quatre mois, le joueur de Liverpool avait pourtant été contrôlé positif à un brûleur de graisse, l’higénamine, après le match de Ligue Europa face à Manchester United (1-1). Mais l’instance européenne a décidé de “classer le dossier” comme elle l’a indiqué ces derniers jours dans un communiqué laconique.

“L’UEFA a verrouillé tous les systèmes de communication: Sakho prend un brûleur de graisse, il se fait contrôler lors d’un match d’Europa league par un labo anglais qui envoie ensuite à l’UEFA.

Les avocats affirment que le produit n’est pas dans la liste interdite, il prend trente jours de suspension en attente, et est libéré car jugé non responsable !”, analysait le docteur Jean-Pierre de Mondenard, le 27 juin dernier, dans une interview accordée au site opinion-international.com. Ce mardi soir, le médecin du sport est revenu plus longuement sur cette affaire.

“Les instances sportives ne peuvent traiter la question du dopage”

 Dans un billet publié sur son blog, Jean-Pierre de Mondenard entend prouver que le brûleur de graisse en question fait bel et bien partie de la liste des produits dopants. “Le produit incriminé l’higénamine, un bêtastimulant brûleur de graisse comme le clenbutérol est détecté dans les urines de Sakho.

Si le laboratoire antidopage britannique (le match ayant eu lieu à Liverpool) transmet un procès-verbal de test positif c’est que le produit obligatoirement fait partie de la liste sinon il ne l’aurait pas mentionné dans son rapport”, écrit-il dans un premier temps, avant d’enchaîner:

“Même si la substance n’est pas listée nominativement, il n’y a aucun doute sur son classement parmi les dopants.

En effet, à propos des stimulants, il est précisé dans la nomenclature établie par l’AMA depuis 2004 que sont interdites une bonne soixantaine de molécules mais aussi « d’autres substances possédant une structure chimique similaire ou un effet biologique similaire”.

Le spécialiste de la question du dopage rappelle en outre le discours tenu par une instance antidopage il y a à peine cinq mois, soit un mois avant le contrôle positif de Mamadou Sakho, au sujet du fameux brûleur graisse.

“Ce composant est un bêta 2 agoniste et peut être dangereux pour votre santé. C’est pourquoi il fait partie de la liste des substances et méthodes interdites. En consommer est donc un fait de dopage”, commentait l’Organisation nationale antidopage de Wallonie (ONAD) le 12 février dernier.

“Devant une telle mascarade de justice antidopage de l’UEFA, on attend que l’AMA et la FIFA fassent appel de cette non-sanction, poursuit un De Mondenard peu optimiste.

Les deux instances ont le pouvoir de faire redresser le jugement. Peu probable qu’elles le fassent ! Au final, on a la confirmation une fois de plus que les affaires de dopage ne peuvent être traitées sereinement, sans conflit d’intérêt, par les instances sportives”.

Actusen.com avec football.fr

 

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