Ce qui était jusque-là une rumeur devient une réalité. L’ancien chef de l’État sénégalais Macky Sall a franchi une étape décisive sur la scène internationale. Sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies a été officiellement déposée hier lundi par le Burundi, a annoncé la porte-parole de l’Assemblée générale de l’ONU, a rapporté l’AFP. « La présidente de l’Assemblée générale a reçu une nouvelle nomination. Il s’agit de Macky Sall, ancien président du Sénégal, présenté par la République du Burundi », a déclaré à la presse La Neice Collins.
Portée par le Burundi, qui assure la présidence de l’union africaine, la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies gagne une dimension continentale assumée
Il faut dire qu’il s’agit d’un choix loin d’être anodin. Le Burundi assure actuellement la présidence de l’Union africaine, ce qui confère à cette candidature une dimension continentale assumée. « C’est important pour le président Sall d’avoir une approche africaine unifiée. Lorsqu’il présidait l’Union africaine, son combat était de porter la voix de l’Afrique dans les grandes instances internationales », confie une source proche de l’ancien président, citée par Agence France-Presse.
Toutefois, si une tradition non écrite plaide cette fois pour une rotation en faveur de l’Amérique latine, de nombreux États militent aussi pour qu’une femme accède pour la première fois à la tête de l’ONU, selon l’AFP
L’actuel secrétaire général, Antonio Guterres, arrive au terme de son mandat. Le successeur prendra officiellement fonction le 1er janvier 2027. Dès novembre dernier, l’ONU avait invité les États membres à proposer des candidatures, celles-ci devant être obligatoirement portées par un ou plusieurs pays. Avant l’entrée en lice de Macky Sall, deux candidatures étaient déjà officiellement enregistrées : celle de l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, et celle du directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi. Le Costa Rica a également proposé son ancienne vice-présidente Rebeca Grynspan, même si cette dernière n’a pas encore été formalisée.
À noter aussi que le sort des candidats repose entre les mains du Conseil de sécurité des Nations unies, et surtout des cinq membres permanents disposant du droit de veto : les États-Unis, la Chine, la Russie, le Royaume-Uni et la France
Si une tradition non écrite plaide cette fois pour une rotation en faveur de l’Amérique latine, de nombreux États militent aussi pour qu’une femme accède pour la première fois à la tête de l’ONU. Mais au-delà des équilibres régionaux et des symboles, l’essentiel se jouera ailleurs. Le sort des candidats repose entre les mains du Conseil de sécurité des Nations unies, et surtout des cinq membres permanents disposant du droit de veto : les États-Unis, la Chine, la Russie, le Royaume-Uni et la France.
C’est uniquement sur recommandation de ce Conseil que l’Assemblée générale pourra élire le prochain secrétaire général pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois
C’est uniquement sur recommandation de ce Conseil que l’Assemblée générale pourra élire le prochain secrétaire général pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois. Une épreuve diplomatique de haut niveau, dans laquelle Macky Sall s’invite désormais en acteur majeur.
Actusen.sn
