Face aux remous suscités par les révélations du Financial Times sur une supposée dette cachée, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a tenu à remettre les pendules à l’heure. Lors d’une déclaration de presse tenue hier, il a défendu la stratégie de financement de l’État, tout en insistant sur la transparence et la soutenabilité de la dette publique.
D’emblée, le ministre a mis en avant le choix stratégique du Sénégal de privilégier le marché financier régional. « Le recours au marché financier régional nous permet de mobiliser des ressources à des coûts compétitifs, avec des maturités pouvant atteindre 10 ans », a-t-il expliqué, soulignant une orientation assumée vers des financements jugés plus avantageux.
« Aucun bien de l’État du Sénégal n’a été donné en garantie dans le cadre de la mobilisation de ces financements »
Dans la même veine, Cheikh Diba a tenu à lever toute équivoque sur les garanties associées à ces opérations. « Aucun bien de l’État du Sénégal n’a été donné en garantie dans le cadre de la mobilisation de ces financements », a-t-il affirmé, balayant ainsi les inquiétudes liées à une éventuelle mise en gage du patrimoine public.
« Les opérations de financement de l’État sont totalement transparentes et conformes aux normes communautaires et internationales »
Sur le plan budgétaire, le ministre a rappelé la ligne directrice du gouvernement : « Notre objectif est clair : renforcer la mobilisation des recettes, maîtriser les dépenses et réduire durablement le déficit. » Il a également insisté sur les mesures déjà enclenchées, précisant que « des efforts importants ont été engagés pour rationaliser les dépenses publiques et réduire durablement le déficit budgétaire. »
« Le recours à ces instruments a généré des économies significatives, estimées à plusieurs milliards de francs CFA, grâce à des taux plus compétitifs »
Concernant la transparence, point central des critiques, il s’est voulu catégorique : « Les opérations de financement de l’État sont totalement transparentes et conformes aux normes communautaires et internationales. » Une déclaration destinée à rassurer aussi bien les partenaires que l’opinion publique.
« Le choix du marché des titres publics nous permet de mobiliser des ressources à des conditions plus favorables que sur les marchés internationaux »
Le ministre a aussi mis en avant les gains réalisés grâce à cette stratégie. « Le recours à ces instruments a généré des économies significatives, estimées à plusieurs milliards de francs CFA, grâce à des taux plus compétitifs », a-t-il soutenu. Avant d’ajouter : « Le choix du marché des titres publics nous permet de mobiliser des ressources à des conditions plus favorables que sur les marchés internationaux. »
« Le recours au marché financier régional nous permet de mobiliser des ressources à des coûts compétitifs, avec des maturités pouvant atteindre 10 ans »
Sur la question sensible du service de la dette, Cheikh Diba a rappelé un principe fondamental : « Tout paiement du service de la dette est une obligation normale pour tout État. Le Sénégal respecte pleinement ses engagements financiers. » Se voulant résolument optimiste, il a évoqué les premiers signaux positifs de la politique économique en cours : « Les premiers résultats de la consolidation fiscale sont encourageants, avec des performances supérieures aux objectifs fixés. » Et de conclure sur une note de confiance : « Le Sénégal enregistre une dynamique positive, marquée par une progression significative des exportations. » Une sortie qui sonne comme une opération de clarification, dans la foulée de la révélation du Financial Times sur ces dettes contractées en juin et juillet derniers.
Actusen.sn
