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Tentative de réhabilitation de Sonko par la réforme du Code électoral : Moussa Niang dénonce une “dérive grave contre l’État de droit”

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Dans une sortie au ton ferme, le Délégué national à la vie politique de Guem Sa Bopp, Moussa Niang, s’attaque frontalement à la majorité de Pastef qu’il accuse de vouloir faire adopter une loi “sur mesure” pour Ousmane Sonko. Il évoque une atteinte aux principes fondamentaux du droit et appelle le Conseil constitutionnel du Sénégal à rejeter le texte.

Dans un contexte politique marqué par de vifs débats autour d’une éventuelle loi de réhabilitation, Moussa Niang ne mâche pas ses mots. Selon lui, « l’État de droit est sacrifié sur l’autel d’une ambition », visant directement la majorité qu’il qualifie de « fanatisée ».

Pour le responsable politique de Guem Sa Bopp, cette initiative législative n’a rien d’anodin. « La majorité tente d’imposer une loi de réhabilitation sur mesure pour Ousmane Sonko », déclare-t-il, estimant qu’il s’agit d’« une agression caractérisée contre nos principes juridiques ».

« La loi se doit d’être générale et impersonnelle »

Développant son argumentaire, il rappelle un principe fondamental : « la loi se doit d’être générale et impersonnelle ». Or, à ses yeux, le projet en discussion « viole de front la non-rétroactivité et la sécurité juridique », dans le seul objectif, dit-il, « de forcer une éligibilité en 2029 ».

« Ce texte n’est qu’un torchon législatif »

S’appuyant sur l’affaire judiciaire impliquant Ousmane Sonko et Mame Mbaye Niang, Moussa Niang insiste sur le caractère définitif de la décision rendue. « L’affaire est revêtue de l’autorité de la chose jugée », affirme-t-il, avant de préciser que « le compte à rebours déclenché par le rabat d’arrêt fixe l’éligibilité à 2030, pas un jour avant ».

Il invite les Sages du Conseil constitutionnel du Sénégal à le rejeter 

Dans cette logique, il rejette catégoriquement toute tentative de modification du cadre légal : « Ce texte n’est qu’un torchon législatif », tranche-t-il sans détour. Ainsi, il en appelle directement aux sages du Conseil constitutionnel du Sénégal. Selon lui, cette institution « se doit de rejeter » ce projet de loi afin de préserver l’équilibre institutionnel et les principes fondamentaux. « Si la loi est dure, elle reste la seule règle devant laquelle nul ne peut s’extraire », conclut-il.

Actusen.sn 

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