Alors que les tensions entre l’Exécutif et le Parlement se cristallisent autour du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, le Président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, s’est rendu à Touba où il a été reçu ce jeudi en audience par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Une rencontre tenue à huis clos, au terme de laquelle aucun détail n’a filtré sur la teneur des échanges.
Le Président de l’Assemblée nationale a effectué un déplacement à Touba. Ousmane Sonko été reçu par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké. L’audience s’est déroulée à huis clos, sans qu’aucune information ne soit communiquée sur les sujets abordés par les deux personnalités. À l’issue de cette rencontre, le leader de Pastef a quitté la ville sainte dans la soirée. Pour l’heure, rien n’a filtré sur les échanges entre le chef du gouvernement et le guide religieux. Davantage d’informations sont toutefois attendues sur les circonstances et le contenu de cette audience.
Alors que les tensions entre l’Exécutif et le Parlement se cristallisent autour du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, le Président de l’Assemblée nationale s’est rendu hier à Touba où il a été reçu en audience par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké
Toutefois, notons que ce déplacement intervient dans un contexte politique marqué par un bras de fer entre le gouvernement et l’Assemblée nationale autour du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026. Le texte, qui porte les ajustements budgétaires de l’année en cours, fait l’objet de divergences au sein même de la majorité parlementaire et entre les différentes composantes du pouvoir.
Une rencontre tenue à huis clos, au terme de laquelle aucun détail n’a filtré sur la teneur des échanges
En effet, le projet de loi a essuyé un premier revers en commission des Finances et du Contrôle budgétaire, où il a été rejeté. Les tensions se sont également accentuées autour des conditions de son examen et des échanges entre le Premier ministre et les autorités parlementaires, dans un contexte de désaccords sur les arbitrages budgétaires et les modalités de financement.
Amadou DIA (Actusen.sn)
