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Ucad : le Collectif des amicales met la pression sur le gouvernement pour la satisfaction de ses revendications

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La tension reste toujours vive à l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar où le Collectif des amicales, malgré la reprise des activités dans ce temple du savoir, continue de mettre la pression sur les autorités pour la satisfaction de ses doléances. Dans le communiqué rendu public, il réclame «la lumière et la justice sur les circonstances du décès de Abdoulaye Ba ; le paiement intégral des rappels dus aux ayants droit ; le maintien des acquis, jusqu’à une révision concertée du décret n°2014-963 relatif aux allocations d’étude ; le retrait immédiat et sans condition des forces de l’ordre ; la cessation des poursuites contre les représentants des étudiants ; le rétablissement des amicales dans leurs droits de liberté».

Le Collectif des amicales de l’Ucad précise également qu’il continue de défendre une université de liberté et de paix. Il lance un appel à tous les étudiants : qu’ils reviennent au campus et qu’ils soient davantage solidaires. «En toute légitimité, après concertation avec les acteurs sociaux, le Collectif attend d’être rétabli dans ses droits et invité à la table des négociations par le gouvernement pour que ses revendications soient prises en charge», a-t-il plaidé. «En fin de compte, quelle autorité souhaiterait que son enfant perde sa bourse ou soit absent en classe ?», s’interroge le collectif. Le Collectif réaffirme son engagement indéfectible envers sa vaillante communauté estudiantine.

Le Collectif des amicales de l’Ucad déplore aussi l’attitude du gouvernement qui, selon lui, fait la sourde oreille face à ces doléances. «Pendant des mois, nos correspondances proposant des modalités de paiement des rappels sont demeurées sans réponse. L’absence de dialogue, le manque de considération, le mépris institutionnel et la pression exercée sur les étudiants ont créé un climat lourd, menant au drame : la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba», lit-on. «Le Collectif n’y voit pas la mort de la démocratie, mais constate amèrement que les enfants du Sénégal, qui ne demandent que l’amélioration de leurs conditions d’études à travers les bourses, sont méprisés, maltraités et poussés à bout», ajoute le communiqué.

Actusen.sn

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