La police de Kaolack a, suite aux instructions du procureur, interpellé le nommé Seykou Talibé Sow, dit Ousmane, âgé de 45 ans, commerçant, domicilié à Ndangane. Ce dernier est poursuivi pour viol sur mineure de moins de 16 ans, suivi de grossesse. Selon nos sources, l’affaire a débuté lorsque la mère de la victime, Ndèye Gnilane Bâ, a déclaré que le mis en cause, exploitant d’un commerce de proximité, a usé de sa position de confiance et de manœuvres de chantage pour imposer des rapports sexuels répétés à la victime.
D’après la mère de la victime, le mis en cause, exploitant d’un commerce de proximité, a usé de sa position de confiance et de manœuvres de chantage pour imposer des rapports sexuels répétés à la fille
Elle a rapporté avoir découvert tardivement l’état de sa fille après l’apparition de signes cliniques (vomissements et hypertrophie abdominale), initialement confondus avec un phénomène d’envoûtement, avant qu’un diagnostic hospitalier ne confirme une grossesse évolutive de sept (07) mois. Auditionnée sous le régime de la protection des mineurs, la mineure Fatou Mané a livré un témoignage circonstancié, expliquant avoir cédé sous l’emprise d’une menace de dénonciation calomnieuse concernant sa vie privée.
Auditionnée par les enquêteurs, la mineure Fatou Mané a déclaré avoir cédé sous l’emprise d’une menace de dénonciation calomnieuse concernant sa vie privée. Elle a formellement désigné l’arrière-boutique du suspect comme le lieu exclusif des abus
D’après toujours nos infos, la mineure a formellement désigné l’arrière-boutique du suspect comme le lieu exclusif des abus. Toutefois, pour vérifier la sincérité de ces allégations, les enquêteurs de la police ont procédé à une perquisition minutieuse du local désigné. Les constatations matérielles effectuées sur les lieux corroborent en tous points les déclarations de la mineure : les enquêteurs ont consigné la présence de matelas superposés à même le sol en guise de literie, d’un téléviseur posé sur une table faisant face à l’entrée, ainsi que l’utilisation de la pièce comme zone de stockage de marchandises, le tout dans un décor bicolore orange et blanc accessible par une porte battante en bois.
Après avoir procédé à une perquisition minutieuse du local désigné, les enquêteurs ont consigné la présence de matelas superposés à même le sol en guise de literie, d’un téléviseur posé sur une table faisant face à l’entrée, ainsi que l’utilisation de la pièce comme zone de stockage de marchandises…
Cette concordance parfaite entre la description des lieux par la victime et la réalité physique de la chambre du mis en cause constitue un élément à charge déterminant. En dépit des indices graves et concordants ainsi que des éléments matériels, le mis en cause persiste dans ses dénégations. Au regard de la minorité de la victime et du vice de consentement induit par le chantage, les faits sont qualifiés de viol sur mineure conformément au Code pénal. Le mis en cause Seykou Talibé Sow est placé en garde à vue. Le parquet est avisé et une enquête est ouverte. Mansour SYLLA
