Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Me Bamba Cissé, veut placer le processus électoral sous le signe de la concertation. C’est ainsi qu’il a rencontré jeudi dernier les partis politiques légalement reconnus dans le cadre d’une prise de contact doublée d’échanges sur les préparatifs des prochaines élections. À l’issue de la rencontre, le ministre s’est réjoui de la qualité des discussions avec les différents acteurs politiques. Il a annoncé la mise en place prochaine d’un cadre permanent de dialogue afin de maintenir les échanges entre l’administration et les formations politiques.
« Les portes resteront ouvertes. À ceux qui veulent débattre, je dis : venez débattre. À ceux qui critiquent, je dis : venez critiquer. À ceux qui proposent, je dis : venez proposer », a-t-il lancé
Face aux inquiétudes exprimées çà et là, Me Bamba Cissé a tenu à rassurer. Selon lui, les réformes en cours n’ont aucune visée partisane. Elles ont, dit-il, pour seul objectif de moderniser le système électoral, de mieux sécuriser le vote et de fiabiliser les fichiers électoraux. Évoquant l’absence de certaines formations politiques, le ministre a regretté leur non-participation, tout en réaffirmant l’ouverture totale de ses services. « Les portes resteront ouvertes. À ceux qui veulent débattre, je dis : venez débattre. À ceux qui critiquent, je dis : venez critiquer. À ceux qui proposent, je dis : venez proposer », a-t-il lancé.
« Ce qui nous rassemble doit être plus fort que ce qui nous oppose », a-t-il insisté
Dans un ton empreint d’apaisement, le ministre a rappelé que les divergences sont naturelles en démocratie, mais qu’elles ne doivent jamais prendre le dessus sur l’intérêt national. « Ce qui nous rassemble doit être plus fort que ce qui nous oppose », a-t-il insisté.
Prenant en compte certaines doléances liées au niveau de concertation, Me Bamba Cissé a réitéré l’engagement de l’État à organiser des élections « libres, transparentes et inclusives », dans le strict respect des lois et règlements. Il a appelé l’ensemble des acteurs politiques à la responsabilité, estimant que la démocratie reste un acquis fragile. « Ne fragilisons pas ensemble ce que nous avons mis des décennies à construire », a plaidé le ministre.
À noter que cette réunion a également enregistré la présence du président de la Commission électorale nationale autonome (CENA) et de celui du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), deux institutions majeures dans l’encadrement du processus électoral. Mais aussi la participation de certains hommes politiques comme Aly Ngouille Ndiaye, Moussa Sy même si d’autres hommes politiques ont choisi de boycotter la rencontre.
Actusen.sn
