Dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique d’autonomisation économique, le ministère de la Formation professionnelle et Technique a franchi une étape majeure au bénéfice des femmes du Jolof. Un premier contingent de 306 bénéficiaires a bouclé un programme de formation renforcé, accompagné d’un appui financier direct de 6 750 000 F Cfa.
Cette initiative s’inscrit dans un partenariat à long terme noué depuis 2023 avec la Fondation Mastercard, EDC et le PFI. Porté par un investissement global d’un milliard de F Cfa s’étalant jusqu’en 2028, le projet ambitionne de faire des femmes de véritables moteurs du développement local avant d’étendre son maillage à l’ensemble du territoire national.
«Nous commençons dans notre terroir, le Jolof, mais nous allons mailler tout le territoire national pour accompagner les femmes», a souligné le ministre Idrissa Samb. Fixant un point d’étape l’année prochaine, le ministre attend un bilan rigoureux axé sur la gestion efficiente de ces fonds, la concrétisation de projets structurants, la création d’emplois durables et une autonomie financière accrue.
Ce programme s’aligne directement sur l’Axe 2 de l’Agenda Sénégal 2050, qui place le capital humain et la justice sociale au cœur des priorités, dans un pays où la jeunesse représente plus de 75 % de la population. En conclusion, un appel pressant a été lancé aux jeunes et aux femmes pour les inciter à persévérer dans la formation, à armer leur parcours de patience et à croire en leur potentiel : «Le monde ne se construit pas en un jour, le Sénégal particulièrement.»
SOUTIEN À L’ÉDUCATION : 450 BONS D’INSCRIPTION POUR LES ÉLÈVES ORPHELINS DU DÉPARTEMENT DE LINGUÈRE
En parallèle de ces actions en faveur de l’autonomisation des femmes, le soutien à l’éducation et à l’inclusion sociale des plus vulnérables demeure au centre des initiatives locales. Ce week-end, une cérémonie importante sera présidée par Idrissa Samb, qui procédera à la remise officielle de 450 bons d’inscription destinés aux élèves orphelins issus des collèges, lycées et centres de formation professionnelle du département de Linguère. Un geste fort visant à soulager les familles, à lutter contre le décrochage scolaire et à garantir un accès équitable à l’instruction et aux métiers pour toute la jeunesse du terroir.
Mame Sané Ndiaye, Correspondante à Linguère (Actusen.sn)
