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Accusations de maltraitance, vol et trafic de drogue à l’encontre de Kara sécurité : les précisions du Diwan

La cellule de communication du Diwan juge le communiqué de la gendarmerie faisant état de pratiques déviationnistes dans les centres de redressement de Kara Sécurité «très nuancé». Par conséquent, elle a tenu à apporter quelques précisions. 

La cellule de communication du Diwan qui regroupe Kara Sécurité est catégorique. «La Gendarmerie n’a trouvé de la drogue dans aucun des centres de redressements Darou Salam au niveau de la banlieue». Par conséquent, elle invite «l’autorité à bien préciser l’endroit dans lequel ils affirment avoir trouvé du chanvre indien pour éviter toute confusion». Concernant la personne qui aurait été trouvée avec de la drogue, la même source tient à mettre les autres dans leur contexte.

«Celui dont-ils font allusion est certes un membre du mouvement mais pas geôlier au niveaux des 3 principaux centres reconnus de la Kara sécurité. Il serait bien de préciser qu’il n’était pas dans le domicile du Guide Cheikh Ahmadou KARA Mbacké au moment de la descente de la gendarmerie. C’est seulement après le départ de la gendarmerie que le Guide informé de la situation a immédiatement intimé son fils Serigne Ahmad Mbacké l’ordre d’aller chercher ce talibé partout où il se trouverait pour le mettre à la disposition de la justice pour répondre des accusations qui pèsent sur lui», informe le Diwan.

En ce qui concerne les soi-disant cas de maltraitance, le mouvement tient à rappeler que «les  pensionnaires de ces centres ( Daara Tarbiyah ) y ont été envoyés par leurs propres parents sur la base d’une décharge d’autorisation parentale signée. Ces mêmes parents accompagnés de membres de leurs familles faisaient des visites récurrentes pour s’enquérir de l’état de leurs enfants dans la structure. Il faut aussi préciser que la plupart des  pensionnaires sont des victimes de la drogue ou de jeunes repris de justice arrivant dans le centre dans de très piteux état. Le centre Darou Salam connu de toute la population Dakaroise était souvent le dernier recours pour ces parents dans le désarroi ne sachant plus à quels saints se vouer.  Le centre Darou Salam est un centre social au service des populations. Au début du projet, Kara sécurité prenait en charge tous les pensionnaires gratuitement. Au fil du temps et des résultats satisfaisants, les sollicitations ont augmenté considérablement ce qui a créé la promiscuité du cadre de vie. Le centre a ensuite souffert du manque de moyens dû au fait que certains parents ne pouvaient pas s’acquitter des redevances mensuelles après y avoir interné leurs enfants et les gestionnaires ne pouvaient pas les retourner chez eux», précise l’organisation portée sur les fonts baptismaux par Serigne Modou Kara.

Le Diwan pense qu’un accompagnement de l’État par la formalisation de cette initiative serait plus judicieux. Il rappelle que ces centres existent depuis plusieurs années et reçoivent des jeunes pensionnaires de toutes les couches sociales. Aussi, tient-il à préciser, les membres de la Kara sécurité ont été nommés commandos de la paix par la presse nationale suite à leurs engagements citoyens lors des inondations en 2005 dans la banlieue à Pikine Guinaw Raïl. Pour preuve, la même source renseigne que plusieurs  autorités du gouvernement, de même que le GIGN,  sollicitent Kara Sécurité pour ses « services ».

Adja Khoudia Thiam (Actusen.sn)

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