Après la diffusion virale d’une vidéo montrant une violente agression à l’arrêt Dial Mbaye, la Sûreté urbaine de Guédiawaye a procédé à une série d’interpellations. Le lutteur Abdou Lo Sène, alias « Bébé Jackson », présenté comme au cœur d’un convoi impliqué dans les faits, a été placé en garde à vue, tout comme quatre de ses accompagnants, dont son entraîneur, pour rassemblement illicite ayant entraîné des dommages aux personnes et aux biens.
L’enquête progresse à grands pas après l’agression survenue dans l’après-midi du 4 janvier 2026, à hauteur du rond-point Dial Mbaye, à Guédiawaye. Des faits largement relayés sur les réseaux sociaux à travers une vidéo devenue virale, montrant une scène de vol en réunion avec violences, dite “Simol”, impliquant un convoi de motos et de véhicules.
Après la diffusion virale d’une vidéo montrant une violente agression à l’arrêt Dial Mbaye, la Sûreté urbaine de Guédiawaye a procédé à une série d’interpellations
Saisie du dossier, la Sûreté urbaine du Commissariat central de Guédiawaye a entendu le lutteur Abdou Lo Sène, dit « Bébé Jackson ». Né en 2005 à Thiathiaw (Lambaye, Bambey), commerçant domicilié à Guédiawaye (Niary Boulangerie), célibataire et sans enfant, le lutteur a confirmé sa présence sur les lieux au moment des faits, alors qu’il se rendait à l’Arène nationale. Il soutient toutefois n’avoir « rien vu du tout » et affirme que la mauvaise qualité de la vidéo ne lui permet pas d’identifier qui que ce soit, tout en reconnaissant que son véhicule bleu apparaît clairement dans les images.
Après le placement en garde à vue du lutteur Abdou Lo Sène, alias « Bébé Jackson », présenté comme au cœur d’un convoi impliqué dans l’affaire dite Simol, quatre de ses accompagnants, dont son entraîneur, ont été interpellés hier pour rassemblement illicite ayant entraîné des dommages aux personnes et aux biens
Interrogé sur la composition de son convoi, Abdou Lo Sène a cité onze personnes : trois passagers à bord de son véhicule, deux membres de l’escorte à moto et six sympathisants qui l’accompagnent habituellement à pied lors de ses déplacements vers l’arène. Pour justifier ce déplacement, il a évoqué l’organisation, puis l’annulation, de combats de lutte initialement prévus le même jour.
Entendu dans le cadre de l’enquête, le promoteur de lutte, Abdou Khadre Diélany Guèye, dit Djily de « Djily Productions », a nié toute programmation de combat entre Abdou Lo Sène et un adversaire nommé Thiatou Pathé à la date du 4 janvier, compliquant la situation de « Bébé Jackson » qui peine ainsi à justifier sa présence sur les lieux au moment des faits en cause
Toutefois, interrogé dans le cadre de cette enquête, le promoteur de lutte, Abdou Khadre Diélany Guèye, dit Djily de « Djily Productions », a fermement contestée la version de Abdou Lo Sène alias “Bébé Jackson”. C’est vous dire que le promoteur de lutte a nié toute programmation de combat entre Abdou Lo Sène et un adversaire nommé Thiatou Pathé à la date du 4 janvier.
Encore sous le choc, une victime présumée a déclaré qu’un des agresseurs était descendu d’un scooter pour lui arracher ses biens avant de remonter aussitôt sur une moto
Dans le cadre de l’enquête, la police est également parvenue à identifier la plaignante, Mariama Diallo, ménagère de nationalité guinéenne, domiciliée à Niary Boulangeries. Malgré des difficultés liées à la barrière linguistique, la victime a déclaré qu’un des agresseurs était descendu d’un scooter pour lui arracher ses biens avant de remonter aussitôt sur la moto. Encore sous le choc, elle n’est cependant pas en mesure d’identifier formellement ses agresseurs.
Bébé Jackson livre son entraîneur : il est cité par le lutteur comme étant à bord de son véhicule au moment des faits
Outre le lutteur, trois de ses accompagnants ont été interpellés et conduits au siège du service. Il s’agit de Youssou Samb (22 ans, mécanicien à Gounas), Modou Yade (né en 2004, maçon domicilié à Guédiawaye) et Pape Niang (25 ans, charretier). Tous ont reconnu avoir été en compagnie du lutteur dans le véhicule, affirmant n’avoir appris l’existence de l’agression qu’après les faits. Une mission d’identification sur le terrain, menée en présence de l’un des mis en cause, n’a pas permis, à ce stade, d’interpeller d’autres membres présumés de l’escorte.
Les investigations se poursuivent pour déterminer les responsabilités individuelles dans cette affaire qui continue de susciter une vive émotion à Guédiawaye
L’enquête s’est poursuivie avec l’arrestation de l’entraîneur du lutteur, Oumar Diallo, né en 1977 à Pikine, menuisier domicilié à Darou Salam 1, marié et père de cinq enfants. Cité par Abdou Lo Sène comme étant à bord de son véhicule au moment des faits, il a été placé en garde à vue. Après avis au parquet, le procureur a ordonné la garde à vue des cinq personnes désormais mises en cause pour rassemblement illicite ayant occasionné des dommages aux personnes et aux biens. Les investigations se poursuivent pour déterminer les responsabilités individuelles dans cette affaire qui continue de susciter une vive émotion à Guédiawaye.
Actusen.sn
