Les députés El Hadji Ousmane Fall, Ousmane Diop et Ousmane Ciss, tous membres de la XVᵉ Législature, ont adressé une correspondance officielle à Madame la Présidente de la Commission de la Santé de l’Assemblée nationale.
Les députés Elhadji Ousmane Fall, Ousmane Diop et Ousmane Ciss souhaitent faire entendre le Directeur de l’ARP par la commission de la Santé
À travers ce courrier, ils sollicitent l’examen et la transmission d’une demande formelle d’audition du Directeur général de l’Agence sénégalaise de Réglementation Pharmaceutique (ARP), adressée au Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique. Selon les signataires, cette démarche s’inscrit dans le cadre normal du contrôle parlementaire de l’action publique, notamment dans un secteur aussi sensible que la régulation pharmaceutique, qui touche directement à la sécurité sanitaire des populations.
Les “dysfonctionnements” évoqués au sein de l’ARP, notamment l’affaire dite Softcare ne sont pas étrangers à cette demande d’audition
Sans entrer dans le détail public des griefs, les députés motivent leur requête par l’existence de dysfonctionnements relevés au sein de l’ARP, agence chargée de la régulation, de l’autorisation et du contrôle des produits pharmaceutiques au Sénégal. Mais on sait tous que l’affaire dite Softcare n’est pas étrangère à cette demande d’audition.
Les députés veulent disposer d’éclairages précis sur la gouvernance, le fonctionnement interne et les décisions prises par l’institution sur ce dossier qui n’a pas livré tous ses secrets
D’ailleurs, ils estiment qu’une audition du Directeur général permettrait aux parlementaires de disposer d’éclairages précis sur la gouvernance, le fonctionnement interne et les décisions prises par l’institution, notamment sur cette affaire qui n’a pas livré tous ses secrets. Pour les élus, cette audition est également un moyen de renforcer la transparence, la redevabilité et la bonne gouvernance dans le secteur de la santé.
Après l’examen attendu par la Commission, la Commission de la Santé est désormais appelée à se prononcer sur l’opportunité et les modalités de cette audition parlementaire.
L’attention est désormais tournée vers la Commission de la Santé, qui pourrait, dans les prochains jours, inscrire cette audition à son agenda
Dans la même veine, les députés expriment dans leur courrier, leur attachement au respect des procédures institutionnelles et à la collaboration entre les pouvoirs exécutif et législatif. Ils soulignent que cette initiative vise avant tout à contribuer à l’amélioration du système de régulation pharmaceutique, dans l’intérêt exclusif de la santé publique. L’attention est désormais tournée vers la Commission de la Santé, qui pourrait, dans les prochains jours, inscrire cette audition à son agenda.
Pour rappel, l’affaire dite Softcare trouve son origine dans des controverses liées à l’autorisation, à l’importation et à la mise sur le marché de produits pharmaceutiques, impliquant la société Softcare. Cette affaire a suscité de vives réactions dans l’opinion publique, au sein des professionnels de la santé et dans certains cercles institutionnels, en raison de soupçons de manquements aux procédures réglementaires, de défaillances dans les mécanismes de contrôle, et de zones d’ombre dans le processus décisionnel de l’ARP. Plusieurs interrogations ont notamment porté sur les conditions d’octroi d’autorisations pharmaceutiques, le respect des normes de sécurité et de qualité, ainsi que le rôle exact des différentes instances de validation au sein de l’agence.
Actusen.sn
