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Après 2 avril, vacance de pouvoir, président intérimaire : les éclairages de Me Sidiki Kaba

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Alors que la présidentielle qui devait se tenir le 25 février dernier a été reportée, le Président Macky Sall a décidé de quitter le pouvoir le 2 avril, coïncidant avec la fin de son mandat. C’est l’incertitude au Sénégal le cas échéant, son successeur n’étant pas élu démocratiquement, et l’intérim, dans ce cas précis, n’étant pas réglé par la Constitution. «C’est une situation inédite au Sénégal. C’est-à-dire notre Constitution a prévu les cas de vacance de pouvoir mais c’est l’empêchement, la démission et le décès, le président de la République est suppléé par le président de l’Assemblée nationale. Donc on ne se trouve pas dans ces trois cas», a expliqué, Me Sidiki Kaba, en conférence de presse.

Néanmoins, le Ministre de l’intérieur a ajouté : «Or, l’Etat doit fonctionner». D’ailleurs, selon lui, c’est la raison pour laquelle, la deuxième commission au dialogue national a recommandé l’application de l’article 36 alinéa 2 de la Constitution pour permettre au Président sortant de rester en fonction jusqu’à l’installation de son successeur démocratiquement élu.

Revenant ainsi sur les cas de vacance de pouvoir, Sidiki Kaba de se demander : «Alors que va-t-il se passer (après le 2 avril) ? Est-ce qu’il faut considérer ça comme un cas de vacance de pouvoir ? Cette question n’avait pas été tranchée au Sénégal. C’est pourquoi nous sommes dans des positions qui ne sont pas faciles.»

A ses jeux, les enjeux sont énormes et nous devons veiller à ce qui se passe actuellement dans notre pays. «Dans ce cas, c’est le Conseil constitutionnel qui va trancher de deux façons. Ou le conseil constitution dira que le Président ne peut pas partir pour qu’il puisse remettre la clé, le pouvoir au Président démocratiquement élu. Ou le Conseil constitutionnel peut dire qu’il y a vacance de pouvoir, et dans ce cas, c’est le président de l’Assemblée nationale qui devient automatiquement président de la République», analyse-t-il, toutefois.

Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, Sidiki Kaba de poursuivre : «Mais il y a des précisions importantes à apporter. Le président de l’Assemblée nationale est un président qui est tenu d’organiser les élections dans un délai de 60 à 90 jours. Ce qui signifie qu’il n’y a plus de droits acquis. Il n’y a plus de 19 candidats qui sont retenus. C’est la réouverture de toutes les candidatures ; donc tout le processus va reprendre. C’est ce qui va se passer si c’est le président de l’Assemblée qui est installé. Et le président de l’Assemblée nationale a des pouvoirs limités parce qu’il y a certains qu’il ne peut pas faire qui sont énumérés dans la Constitution. Son pouvoir principal reste uniquement l’organisation des élections.»

Actusen.sn

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