Dans une logique de transformation économique territoriale et d’inclusion sociale, la DER/FJ a déployé, entre avril 2024 et décembre 2025, une stratégie d’intervention intégrée dans les régions de Tambacounda et de Kédougou. Objectif affiché : réduire les disparités régionales, renforcer l’autonomisation économique des femmes et des jeunes et lever les contraintes structurelles qui freinent le développement local.
Entre avril 2024 et décembre 2025, la Délégation générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) a intensifié ses interventions dans l’Est du pays
Dans la région de Tambacounda, la DER/FJ a financé 1 987 bénéficiaires à travers 3 100 crédits, avec une forte prédominance féminine. Les femmes représentent 73,2 % des bénéficiaires et concentrent près de 60 % du volume global des financements, confirmant l’orientation genre de l’institution. Les interventions ont ciblé des secteurs à fort impact économique et social. Dans l’artisanat, notamment la menuiserie, les financements ont permis la structuration d’unités de production locales, le recrutement de jeunes et la promotion du « Made in Sénégal », offrant ainsi des alternatives crédibles à l’émigration clandestine.
À Tambacounda et Kédougou, des milliers de femmes et de jeunes ont bénéficié de financements structurants dans l’agriculture, l’artisanat, le tourisme et les services essentiels, marquant une avancée significative dans la lutte contre les déséquilibres territoriaux et le chômage
Dans l’agriculture, l’accent a été mis sur des périmètres de grande envergure pouvant atteindre 45 hectares, avec un appui à l’accès durable à l’eau, l’installation de systèmes d’exhaure solaire, la sécurisation des sites et le renforcement des capacités productives. Une démarche qui contribue à bâtir une agriculture plus résiliente et compétitive.
Dans la région de Tambacounda, la DER/FJ a financé 1 987 bénéficiaires à travers 3 100 crédits, avec une forte prédominance féminine
La DER/FJ s’est également illustrée dans le secteur touristique, en s’attaquant aux déserts hôteliers. Des financements allant de 20 à 50 millions FCFA ont été octroyés pour le renforcement de complexes d’hébergement, avec des retombées directes sur l’attractivité de la destination et l’emploi local. À cela s’ajoute l’accompagnement de l’ouverture de pharmacies, dans le cadre du programme national des 97 pharmacies, contribuant à la réduction du désert sanitaire et à la création d’emplois durables.
Après s’être illustrée dans le secteur touristique, en s’attaquant aux déserts hôteliers, et l’accompagnement dans l’ouverture de pharmacies, dans le cadre du programme national des 97 pharmacies, la DER a aussi mis l’accent sur l’agriculture avec des périmètres de grande envergure pouvant atteindre 45 hectares, avec un appui à l’accès durable à l’eau, l’installation de systèmes d’exhaure solaire, la sécurisation des sites et le renforcement des capacités productives
Dans la région de Kédougou, la DER/FJ a financé 995 bénéficiaires à travers 1 443 crédits, pour un volume global dépassant 1,05 milliard FCFA. Là encore, les femmes occupent une place centrale avec 59,9 % des bénéficiaires et près de la moitié des financements. Les projets soutenus concernent principalement l’agriculture, notamment le maraîchage, l’arboriculture et les grandes cultures. L’appui porte sur des exploitations de 1 à 5 hectares, favorisant l’accès à l’eau, l’amélioration des rendements et la professionnalisation des producteurs.
Dans la région de Kédougou, elle a financé 995 bénéficiaires à travers 1 443 crédits, pour un volume global dépassant 1,05 milliard FCFA
Parallèlement, la DER/FJ a orienté une partie de ses interventions vers le tourisme, afin de combler le déficit hôtelier dans cette région à fort potentiel. Le renforcement des infrastructures d’hébergement et des services connexes participe à la structuration de l’écosystème touristique local, tout en générant des opportunités d’emplois pour les jeunes et les femmes.
À travers ces actions, la DER/FJ confirme son rôle de catalyseur du développement local et de moteur de l’autonomisation économique dans les régions de Tambacounda et de Kédougou, en inscrivant ses interventions dans une vision durable et inclusive de la croissance.
Amadou DIA (Actusen.sn)
