InternationalBurkina Faso: les cerveaux présumés du putsch manqué de 2015 à...

Burkina Faso: les cerveaux présumés du putsch manqué de 2015 à la barre

Date:

Partager :

- Advertisement -

Ce lundi 5 novembre au Burkina Faso commence l’interrogatoire des personnes présentées comme étant les cerveaux présumés du coup d’Etat avorté de septembre 2015. Environ 80 accusés ont déjà comparu depuis le début du procès.

Le 16 septembre 2015, alors que le pays se préparait pour des élections après la chute de l’ex-président Blaise Compaoré, un groupe de soldats issus du Régiment de sécurité présidentielle arrête et séquestre le président et le Premier ministre de la transition. Le général Gilbert Diendéré, ancien chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, prend la tête du pays. Mais le coup d’Etat échoue et les présumés responsables sont attendus depuis maintenant trois mois par un tribunal militaire.

A partir de ce lundi vont se succéder à la barre les généraux Gilbert Dienderé et Djibrill Bassolé, ancien patron de la diplomatie burkinabè, le colonel-major Boureima Kiéré, ex-chef d’état-major particulier du président de la transition, le commandant Abdoul Aziz Korogo, chef de corps par intérim du régiment de sécurité présidentielle, et l’ex-bâtonnier, Me Mamadou Traoré.

« Au regard de ces accusés, on peut considérer que nous entrons dans une phase décisive du procès », note Maître Olivier Yelkouni, l’un des avocats du général Gilbert Dienderé. Sans le dire clairement, poursuit l’avocat, le parquet militaire présente ces personnes comme étant « les cerveaux ou les commanditaires du coup d’Etat ».

Cette phase « décisive » commencera avec l’interrogatoire du commandant Abdoul Aziz Korogo. C’est lui qui avait représenté les soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle au cours des négociations afin d’éviter un affrontement avec les soldats venus des autres camps du pays pour s’opposer au coup d’Etat.

Pour l’un des avocats des parties civiles, « avec l’interrogatoire de ces personnes, on saura peut-être ce qui s’est réellement passé durant ce coup d’Etat ». Il assure que l’interrogatoire du chef de corps par intérim de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle est l’une des phases les plus importantes du procès. Le commandant Abdoul Aziz Korogo est la « boîte noire » du coup d’Etat selon Me Guy Hervé Kam. Et l’avocat espère que cette « boîte noire » va parler et confirmer ce que plusieurs accusés ont déjà déclaré devant le tribunal.

Rfi.fr

- Advertisement -

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus récents

Articles similaires

Jaxaay : interpellation d’un individu pour détournement de mineur et viols répétitifs sur une fille de 13 ans

Le Commissariat d’arrondissement de Jaxaay a procédé à l’interpellation d’un individu pour détournement de mineur et viols répétitifs...

PASTEF dénonce l’annulation de l’autorisation de sa journée de lancement à Ndiaganiao : le ministre de l’intérieur interpellé

L’autorité administrative a annulé l’autorisation précédemment accordée à la section communale de PASTEF-Les Patriotes de Ndiaganiao pour l’organisation...

Arrêté par la Dic pour avoir détourné plus d’un milliard de F Cfa : un comptable étranger invoque son train de vie élevé

Dans le cadre de ses fonctions de comptable, un ressortissant étranger a été interpellé par la Division des...

Activité de vente des cartes de membres de Pastef à Ndiaganiao : encore un coup dur pour Sonko et Cie  

Le lancement de la vente des cartes de membre de PASTEF Les Patriotes, initialement le 5 septembre prochain...