Le ton est grave. Le constat, accablant. Le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes du Sénégal (SAMES) est sorti de sa réserve pour dénoncer ce qu’il qualifie sans détour de crise profonde et systémique à l’Agence sénégalaise de Réglementation Pharmaceutique (ARP).
Le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes du Sénégal (SAMES) accuse la direction de l’ARP de dérives graves, d’opacité et de violations répétées des textes, exigeant la fin immédiate de l’impunité
Dans un communiqué rendu public hier par son Bureau Exécutif National, le SAMES dit sa consternation et sa profonde indignation face à une situation qu’il juge incompatible avec les missions stratégiques de l’ARP, censée garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité des produits de santé mis à la disposition des populations sénégalaises.
Sur l’affaire dite « Softcare », le Sames dit qu’elle est devenue selon le syndicat le symbole d’une gouvernance défaillante, marquée par l’opacité, l’arbitraire et un mépris assumé des textes réglementaires
Au centre de cette dénonciation : l’affaire dite « Softcare », devenue selon le syndicat le symbole d’une gouvernance défaillante, marquée par l’opacité, l’arbitraire et un mépris assumé des textes réglementaires. Pour le SAMES, il ne s’agit plus de simples dysfonctionnements, mais d’une véritable faillite éthique, administrative et institutionnelle au sommet même de l’organe régulateur.
Le syndicat souligne que ladite affaire constitue une transgression flagrante du Décret n°2022-824 du 07 avril 2022, texte fondamental encadrant la régulation pharmaceutique au Sénégal
Les éléments documentés par la section ARP du syndicat font état de pratiques de gestion opaques, de soupçons graves de corruption et de violations manifestes des procédures réglementaires. Le SAMES souligne que l’affaire Softcare constitue une transgression flagrante du Décret n°2022-824 du 07 avril 2022, texte fondamental encadrant la régulation pharmaceutique au Sénégal.
Plus grave, le SAMES dénonce des recrutements clientélistes, du favoritisme et du népotisme, qui auraient été érigés en mode de gouvernance au sein de l’ARP
Le syndicat rappelle avec fermeté que toute entorse à la réglementation pharmaceutique ne relève pas d’une simple faute administrative, mais peut être assimilée à une mise en danger délibérée de la vie des populations, engageant pleinement la responsabilité pénale de ses auteurs.
Mais les accusations ne s’arrêtent pas là. Le SAMES dénonce également des recrutements clientélistes, du favoritisme et du népotisme, qui auraient été érigés en mode de gouvernance au sein de l’ARP. Des pratiques jugées contraires aux principes élémentaires de transparence, d’équité et de mérite, et qui fragilisent davantage une institution déjà sous le feu des critiques.
Les syndicats syndicalistes exigent la fin immédiate de l’impunité et appellent les autorités compétentes à assumer pleinement leurs responsabilités
Face à ce qu’il considère comme une dérive grave et dangereuse pour la santé publique, le SAMES exige la fin immédiate de l’impunité et appelle les autorités compétentes à assumer pleinement leurs responsabilités. Pour le syndicat, l’heure n’est plus aux silences ni aux demi-mesures : la crédibilité de la régulation pharmaceutique et la sécurité sanitaire des Sénégalais sont en jeu.
Actusen.sn
