Le président de l’Union des magistrats du Sénégal a brisé le silence. En effet, dans un entretien exclusif accordé à la RFM, Ousmane Chimère Diouf a ergoté sur les actualités judiciaires brûlantes. D’une part, le patron de l’Union des magistrats s’est insurgé contre les critiques visant la Cour des comptes, à la suite de la publication de son audit sur les finances publiques. Pour ce faire, il a protesté contre ce qu’il qualifie d’attaques injustifiées à l’encontre d’une Institution républicaine chargée de veiller à la transparence et à la bonne gouvernance.
Au sujet du Pool judiciaire financier, le chef de file de l’Ums a tenté de rassurer les plus sceptiques quant aux accusations de lenteurs dans les procédures relatives à la reddition des comptes. «Le Pool judiciaire financier, c’est du nouveau, et les gens ne savent pas comment cela fonctionne. Certains dossiers sont plus complexes que d’autres et nécessitent des enquêtes approfondies. Ce n’est pas de la lenteur, c’est simplement le temps nécessaire à une justice de qualité», a fait savoir Ousmane Chimère Diouf ». Suffisant pour qu’il appelle les citoyens à faire preuve de patience. Non sans dire à qui veut l’entendre que les enquêtes en cours demandent rigueur et sérieux pour garantir l’impartialité des décisions futures.
Autre polémique qui fait fantasmer une partie de l’opinion et qui a poussé le magistrat Ousmane Chimère Diouf à monter au front : la décision du président de la République de continuer à siéger au Conseil supérieur de la Magistrature. «Les gens sont allés jusqu’à dire que c’est nous qui avons demandé au président d’y siéger, ce qui est totalement faux. Nous n’avons jamais été demandeurs», atil affirmé, tout en précisant que l’UMS ne voit toutefois aucun inconvénient à cette présence.
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